MON NOM EST SHANGAÏ JOE Italie, 1972Réalisateur: Mario Caiano
Genre: Western
Durée: 95 min
Avec: Chen Lee, Klaus Kinski, Gordon Mitchell...
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L'histoire:En 1882, le chinois Shangai Joe, maître en arts martiaux, voyage à travers l'ouest américain pour rejoindre San Francisco.
Cherchant une vie meilleure en Amérique, il ne trouve que racisme, violence et préjugés et décide de combattre ses opposants dont le redoutable Scalper Jack.Yeah, une excellente surprise ce Shangaï Joe! Non seulement le film marie parfaitement les deux genres populaires concernés, le Western et le Kung-fu, mais il a en plus le bon goût de se lâcher sur les sévices gores, les combats sanglants et les personnages tarés. L'atmosphère pesante qu'apportent les décors poussiéreux et la nervosité des scènes de bastons (Chen Lee saute partout, ses pieds atterrissant le plus souvent dans la gueule des bouseux, génial!

), le tout accompagné par la musique ultra lyrique de Bruno Nicolai forment un pur film, jouissif de part son rythme infaillible et assez sombre dans les personnages qu'il peint. Quand Shangaï Joe débarque au Texas, il tombe en effet sur des cow-boys élevés aux bijoux de famille de taureaux séchées tous plus racistes les uns que les autres (
"c'est vrai que quand un jaune a peur il devient tout vert?"), et qui ne demandent qu'à se prendre des coups de genoux dans les gencives. Et ça Chen Lee, il sait faire! Fourchettes plantées dans les mains, énucléation, cassages de bras et autres réjouissances viennent ponctuer les affrontements et apportent au spectateur un plaisir immense, totalement happé dans cette histoire qui mélange à merveille deux genres que nous chérissons. La fin est d'ailleurs un pur moment de baston tout droit sorti d'un film de la Shaw, mais au beau milieu d'un village Mexicain, poutrant!
Et comme cerise sur le gâteau on a droit au complètement barré Klaus Kinski, qui avec un rôle pourtant mineur nous offre un grand moment. J'aurai d'ailleurs bien aimé le voir plus dans le film. C'est sans doute la seule petite frustration, d'autant plus que son personnage est assez fascinant (Scalper Jack, rien que le nom déjà

). M'enfin ce petit détail ne pèse pas bien lourd dans la balance, car au final les qualités l'emportent haut la main. Ce film est un pur concentré de bonheur, dans lequel il se passe toujours quelque chose à l'écran, où les rebondissements s'enchainent sans aucun temps mort, où le héros charismatique passe en mode déconstruction de redneck sans faiblir. Il s'appelle Shangaï Joe et il vous pouet!
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