
Date de sortie : 15 Mars 1972
Réalisé par Francis Ford Coppola
Avec
Marlon Brando

Robert Duvall, Al Pacino,

Film américain. Genre : Drame, Policier
Durée : 2h 55min. Année de production : 1972
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : The Godfather
Synopsis En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la mafia. Don Vito Corleone, " parrain " de cette famille, marie sa fille à un bookmaker. Sollozzo, " parrain " de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. Sonny, un de ses fils, y est quant à lui favorable.
Afin de traiter avec Sonny, Sollozzo tente de faire tuer Don Vito, mais celui-ci en réchappe. Michael, le frère cadet de Sonny, recherche alors les commanditaires de l'attentat et tue Sollozzo et le chef de la police, en représailles.
Michael part alors en Sicile, où il épouse Apollonia, mais celle-ci est assassinée à sa place. De retour à New York, Michael épouse Kay Adams et se prépare à devenir le successeur de son père...
Le casting Le producteur Albert S. Ruddy, Francis Ford Coppola et ont décidé d'orienter leur casting vers des acteurs au look " authentique ", tels que James Caan ou Talia Shire. Ruddy et Coppola ont par contre tenu à imposer Marlon Brando dans le rôle de Don Vito Corleone, après avoir envisagé Laurence Olivier, et malgré les réticences de la Paramount : en fait, pour la première fois, l'acteur a accepté de faire des essais, grimé comme pour son rôle dans le film, notamment avec du coton dans les joues, afin de paraître " comme un Bulldog ", selon ses propres dires.
Le choix du personnage de Michael Corleone a été plus difficile : de nombreuses stars ont été envisagées, telles que Warren Beatty, Jack Nicholson, Dustin Hoffman, Robert Redford ou encore Ryan O'Neal avant que le rôle ne revienne à Al Pacino, acteur de théâtre jusqu'alors inconnu.
Le Parrain vu par Coppola "J'ai toujours pensé Le Parrain comme l'histoire d'un roi et de ses trois fils. Le plus âgé a reçu la passion et l'agressivité, le deuxième, sa douceur et ses gestes enfantins ; et le troisième, sa ruse et son calme."
"C'était dans mon intention de faire un film authentique sur des gangsters italiens, sur somment ils vivaient, comment ils se comportaient, la façon dont ils traitaient leurs familles, célébraient leurs rituels."
Un projet délicat Le roman de Mario Puzo, Le Parrain, était déjà en 1970 un best-seller. La mise en chantier du film a entraîné de nombreuses protestations, par la ligue italo-américaine des droits civils et par de nombreuses personnalités politiques ; tentatives d'intimidation et menaces de bombes sont devenues alors courantes. Des négociations ont alors été engagées avec les protagonistes et un terrain d'entente a été trouvé. Le projet a d'abord été proposé à Sergio Leone, qui l'a refusé, afin d'écrire lui-même son propre film de gangsters, qui verra le jour sous le nom d'Il etait une fois en Amerique (1984) ; d'autres cinéastes ont été pressentis, comme Arthur Penn, Peter Yates ou Costa-Gavras. Francis Ford Coppola et Puzo, les scénaristes, ont décidé dès le départ de ne pas employer les mots de " mafia " et " cosa nostra " dans le film
Mon avisTant de choses ont été dites au sujet du "Parrain" qu'il semble difficile d'ajouter quoi que ce soit.
Pourtant..... Ce film marque sans aucun doute tournant décisif dans l'évolution du cinéma depuis les années 60. Coppola impose un style ambitieux qui emprunte autant à l'opéra tragique qu'au manièrisme "Renaissance".
Ajoutez-y une direction d'acteurs très "Actor Studio" qui ancre les personnages dans une réalité qui pourrait s'évaporer par trop de stylisation et vous avez un chef d'oeuvre qui dépasse les conventions cinématographiques.
A noter que le sens intime du "Parrain" (réflexion tragique sur l'héritage, la filiation, la famille) ne se révele pleinement qu'à la vision du second volet qui, une fois n'est pas coutume, est encore meilleur (si cela est possible...)que le premier.
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