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 "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"

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MessageSujet: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:16

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VOila donc le fameux travail!! IL est très long mais vous pouvez répondre à la suite, et désolée pour la mise en page... c'était bien mieux sur word mais bon... C'est toujours compréhensible!



Bon amusement ^^ n'hésitez pas à commenter :love:
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Ville de Liège
Athénée Léonie de Waha
Travail de fin d’humanités











Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde ?














Travail présenté par Emma ORSELLI
Année académique 2007-2008




« (…) Les séries renouent avec une tradition de l’art antérieure à sa conception contemporaine. Elles aiment les foules, elles flirtent avec les mythes, elles racontent de grandes histoires sur le double registre de l’émotion et de la passion, elles tendent vers l’universel. »
Bernard Lecherbonnier.



Remerciements à Hervé Buntinx, Vincianne Gerbel, Thierry Gilles, Evelyne, Alexandra Mariez, Charline Chrétien, Eliza Chupin, Denys Corel, Laurent Van Ngoc, Julianne, les mordus et ma famille pour leur aide et leurs encouragements, et merci à tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questionnaires.


Table des matières


0. Introduction. …………………………………………………………………..4


I. Genres télévisuels. ……………………………………………………………..5



I.1. Les mots à connaître…………………………………………………………….5

I.2. Types et genres de séries………………………………………………………..6

I.3. Des Genres significatifs.………………………………………………………...7


II. Histoire des séries télévisées. ………………………………………………….8



II.1. Précurseurs et descendants de la série………………………………………….8

II.2. Début des séries & naissance de la sitcom……………………………………..8

II.3. La guerre du cinéma contre la télévision……………………………………….9

II.4. Age d’or et évolution de pensée………………………………………………10

II.5. Les séries dites « faciles »…………………………………………………….11

II.6. Période de transition…………………………………………………………..11


III. Fonctionnement et Économie………………………………………………...12



III.1. Attentes du téléspectateur : Satisfaire le client………………………………12

III.2. La Fidélisation……………………………………………………………….13

III.3. La production d’une série télévisée………………………………………….13

III.4. Le Marché des séries Hors TV………………………………………………15

III.5. Les chaînes françaises et les séries américaines……………………………..16

III.6. Europe vs USA………………………………………………………………17


IV. Séries Contemporaines……………………………………………………….19



IV.1. Les Années 90………………………………………………………………..19

IV.2. HBO et les chaînes câblées…………………………………………………..21

IV.3. Les années 2000……………………………………………………………...22

IV.4. Rêve – Réalité ?……………………………………………………………...23


V. Interview de Denys Corel…………………………………………………….25




VI. Statistiques……………………………………………………………………30




VII. Conclusion…………………………………………………………………….33




VIII. Sources………………………………………………………………………...34




IX. Annexes………………………………………………………………………..35















0. Introduction





Si j’ai choisi le sujet des séries américaines, c’est tout d’abord parce qu’à mes yeux, ces fictions sont des plus populaires ici, alors qu’il y a peut être 5 ou 6 ans, les séries étaient encore très mal vues et portent encore beaucoup à polémique. J’ai été d’abord intriguée par ce phénomène dont on parle beaucoup, mais à propos duquel les études européennes sont très rares. Pourquoi les aime-t-on ? Pourquoi les craint-on ? Comment fonctionnent-t-elles et quels sont leurs buts ? Je me suis interrogée de nombreuses façons différentes sur ce sujet -qui attise toujours de plus en plus ma curiosité- et sur son rôle à notre époque et dans notre société. Je vais donc tenter de répondre à une unique problématique qui réunit nombre de mes questionnements à ce sujet : « Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde ? »

Nous sommes dans une ère de mondialisation, et c’est pourquoi j’ai pensé qu’aborder ne serais-ce que légèrement cela tout en parlant d’un phénomène qui peut paraître sans intérêt à certaines personnes tout en étant très présent dans notre société constituerait une problématique fort intéressante. Dans les pages suivantes, j’ai réparti mon travail de façon à ce qu’il puisse suivre mon cheminement de pensée et de découvertes durant ces quelques mois. Je vais donc commencer par faire un bref résumé des bases à connaître en matière de séries avant que je puisse aborder le sujet plus avant, puis je parlerai de l’évolution historique, car selon moi, il faut d’abord connaître tous les faits, l’enchaînement des évènements qui a donné le résultat que nous pouvons constater actuellement pour pouvoir émettre un quelconque jugement ou développer une réflexion à ce sujet. L’historique sera donc la base de mon travail et de tous mes développements. Ensuite, je m’occuperai du plus gros du travail qui consiste non seulement à aborder le fonctionnement économique de ces séries, autant dans le marché intérieur qu’extérieur mais aussi à comparer leurs mécanismes avec ceux de la télévision européenne. De cette façon, je me rapprocherai de ma problématique qui est de savoir si les séries vendent la culture américaine. En effet, plus j’approcherai de la fin et plus la réponse sera évidente : la période contemporaine sera l’ultime point que j’aborderai avant de passer à une étude de l’influence des séries dans notre environnement proche. Jusque là, je me contente simplement d’énoncer une série de faits qui peuvent influencer ma réflexion, mais les deux derniers points abordés seront ceux qui détermineront le plus ma réponse. Je profiterai de l’avis d’un professionnel à travers quelques questions que je me suis posées personnellement, puis j’exposerai finalement le résultat de statistiques réalisées sur des personnes au hasard, et dont le but est de prouver une quelconque influence des séries américaines.









Je vous souhaite une bonne lecture !


Dernière édition par Atalante le Jeu 10 Avr - 19:26, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:16

I. Genres Télévisuels






I.1. Les mots à connaître.




Lorsque l’on parle de série, il y a des mots à connaître absolument, il s’agit du vocabulaire de base de la fiction télévisuelle, et en voici une partie :



Cliffhanger : Ce système consiste à créer une tension, ou un drame à suivre à la fin d’un épisode ou d’une saison pour tenir le téléspectateur en haleine, et lui donner l’envie de regarder l’épisode ou la saison suivante.

Crossover : Croisement entre deux séries dérivées l’une de l’autre. Souvent, il s’agit d’un personnage de l’une des séries qui passe dans l’autre le temps d’un ou deux épisodes. Parfois, des crossover se produisent dans des séries qui ne sont pas dérivées l’une de l’autre, mais simplement pour attirer le public d’une série très populaire vers une série qui fonctionne moins, ou en ce qui concerne des séries du même créateur.

Episode Pilote : Un épisode pilote est généralement l’épisode “test” d’une série, c’est en fait le tout premier épisode, et c’est lui qui devra convaincre les téléspectateurs de regarder la suite ou non. Il arrive parfois que cet épisode soit diffusé sous forme d’un long épisode de plus ou moins une heure, équivalent en fait aux deux premiers épisodes de la saison.

Guest Star : La Guest Star est l’acteur invité dans une série le temps d’un ou plusieurs épisodes dans l’unique but d’augmenter les audiences. On donne aussi ce nom aux comédiens qui reviennent régulièrement dans une série sans pour autant devenir des personnages réguliers. Ex : Brad Pitt ou Bruce Willis dans « Friends », Catherine Deneuve dans « Nip/Tuck » … …

Indice Nielsen: Indice américain de calcul de l’audimat. Bien qu’il y en ait d’autres, celui-ci est le plus répandu.

Networks : Ce terme signifiant “Réseaux” comprend les plus grandes chaînes hertziennes des Etats Unis : ABC, NBC, CBS, FOX.

Prime Time: Heures de grande écoute, généralement entre 20 h et 22 h.

Saison (season) : Période de diffusion d’une série. En général, une saison correspond à une année. Aux USA, cette période, pour la plus grande partie des séries, se situe entre octobre et mai, et une saison compte entre 22 et 24 épisodes, une quinzaine pour les séries qui sont diffusées l’été et sur des chaînes câblées.



Season Finale/Premiere : Le season premiere est le premier épisode de la saison, et le finale, le dernier. Tous deux sont très importants pour la série car ils définissent souvent si la série a du succès ou continue à avoir du succès. Ce sont en effet les épisodes dont les audiences sont les plus surveillées.

Series Finale : Le series finale est le tout dernier épisode d’une série, comme son nom l’indique et est très important pour les séries qui ont été diffusées plusieurs années de suite.

Showrunner : Il s’agit de la personne qui va diriger toute la série.

Spin-Off : Spin-Off ou série dérivée est le nom qu’on donne à une série lorsqu’elle est issue d’une autre. Cette série est souvent centrée sur un personnage ou un thème issu de la série d’origine. Ex : la série « Angel » dérivée de « Buffy », « Stargate Atlantis « «dérivée de « Stargate SG1 », « Star Trek : The Next Generation » dérivée de « Star Trek », « LesColby » dérivée de « Dynastie » … …



I.2. Types et genres de séries.

Il y a de très nombreux types et sous-types de séries télévisées, puisque l’univers des séries est aussi diversifié que celui du cinéma, mais je tenterai de vous en exposer uniquement les types principaux. Ce point a pour unique but d’introduire le sujet et les bases à connaître lorsque l’on parle de séries.



Série : La série est une fiction télévisée à épisodes diffusée chaque semaine dont les personnages et la thématique sont des éléments constants. Regarder des épisodes dans le désordre n’affecte en rien l’histoire.

Ex : “Chips” , “Arabesque” ( Murder, she wrote ), “Starsky et Hutch” (Starsky and Hutch)



Le Feuilleton : Le feuilleton est une série à suite. Avec ou sans cliffhanger, ils contiennent toujours un début, un milieu et une fin. Tout comme l’intrigue, on suit une évolution chez les personnages, qui sont toujours les mêmes. C’est le genre le plus répandu, car c’est celui qui permet de fidéliser. Pour s’y retrouver, il faut toujours regarder un feuilleton dans l’ordre.

Ex : « Le Prisonnier » (The Prisoner) , « Prison Break », « Lost, les disparus » (Lost)



Aujourd’hui, la plupart du temps, les deux genres sont mélangés et on donne l’appellation Série à toute fiction télévisuelle sérielle. Si l’on utilise très rarement le mot feuilleton, il n’en est pas de même en ce qui concerne le Soap Opera, l’anthologie et la sitcom.

Ex : « Grey’s Anatomy », « X-Files », « Desperate Housewives »





Le Soap Opera : Version américaine de la télénovela espagnole, le soap est un genre qui ne vise pas un seul protagoniste, mais un ensemble de personnages, généralement une ou plusieurs familles. Ce modèle de série est essentiellement destiné à la femme au foyer et diffusé en début d’après midi, lorsque les enfants sont à l’école. Le rythme est très lent et long, fondant l’attachement aux personnages. Beaucoup de soaps ont une durée de vie imbattable ; par exemple, « Des jours et des vies » (The Days of our lives) qui comporte 41 saisons et est toujours en production.

Ex : « Les feux de l’amour » (The Young and the Restless), « Plus belle la vie », « Amour, Gloire et Beauté » (The Bold and the Beautiful)



L’Anthologie : L’anthologie est un type de série qui n’a ni suite, ni personnages récurrents. Le seul lien entre la série d’épisodes est le thème. Par exemple, dans la quatrième dimension, ce sont des personnages qui se retrouvent tous dans des situations fantastiques, inquiétantes et inattendues, le seul personnage régulier étant le narrateur.

Ex : “Alfred Hitchcock Présente” (Alfred Hitchcock presents), “La quatrième dimension” (The Twilight Zone), « Au delà du réel » (The Outer Limits)



La Sitcom : La Sitcom est la contraction de deux mots : Situation - Comedy (ou la comédie de situation). Comme l’indique son titre, ce type de série a pour unique but de faire rire. D’une durée moyenne de 23 minutes, les épisodes sont toujours tournés en studio et très souvent devant un public, ainsi les réactions des spectateurs sont enregistrées, ce qui augmente généralement l’hilarité du téléspectateur lors des moments humoristiques.

Ex : “I love Lucy1”, “Friends”, “Ma sorcière bien aimée” (Bewitched)



Les genres dominants sont :

1 Le drame (qui peut englober presque tous les genres).

2 Le policier.

3 La série judiciaire.

4 La série médicale.

5 Les séries politiques.

6 La comédie.

7 Le Fantastique et la science-fiction.

8 Le Western



En ce qui concerne les westerns, le genre n’est actuellement plus produit mais il fut assez dominant à une époque, il est donc impossible de ne pas le nommer.

Aujourd’hui, de nombreux genres se mélangent. Il est très difficile de définir exactement celui d’une série, même s’il y en a toujours un qui prédomine.



I.2. Des Genres significatifs :

Chaque genre a une signification particulière suivant la société et l’époque dans laquelle apparaît une série. Il est intéressant de procéder à une exploration pour mieux comprendre ces genres, leurs modes narratifs et leurs messages.

La science fiction représente l’être, l’apparence, le danger de l’autre et l’angoisse face au progrès technologique. Presque tous ces thèmes peuvent être vus ou reconnus dans des séries telles que « Battlestar Gallactica », « Star Trek », « Stargate SG1 » et « Atlantis », « The Sarah Connor Chronicles », « Euréka », et bien d’autres. En ce qui concerne le western, la loi est la grande règle du monde social, la justice et la légitimité prédominent.

On peut dire que des séries résultantes de ces genres fictionnels sont apparues à des époques clés pour chacune d’entre elles.



  • Le western était très apprécié dans les années 50 et 60, qui était une période de guerre froide, de chasse au communisme, et le gouvernement américain insistait fortement sur la coopération du peuple américain, mais aussi la série policière qui inculque des messages tels que l’ordre, l’exclusion/l’intégration de minorités, les gagnants/perdants.






  • Un autre exemple très significatif : « Star Trek » qui est apparue en 1966, autrement dit 5 ans après que le premier homme a voyagé dans l’espace, et des séries comme « Battlestar Gallactica » ou « The Sarah Connor Chronicles » (adaptée de la saga Terminator) expriment plutôt les peurs et les questions que soulève l’avancement de la technologie : peut-on vraiment vivre en étant complètement dépendant de machines ?




    Il y a également d’autres genres significatifs, comme la sitcom qui explore différentes thématiques suivant l’évolution des mentalités : l’apprentissage des règles collectives par l’individu, le choc culturel des classes sociales, ou même une déviance sociale par l’excentricité (ex : La maniaquerie représentée par Monica dans « Friends »).
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:17

II. Histoire des séries télévisées.





Comme je l’ai déjà dis dans l’introduction, le point historique est l’un des plus importants, c’est pourquoi je vais essayer de le voir dans ses grandes lignes, et par époques pour plus de compréhension. Ne souhaitant pas trop m’étendre, je me suis concentrée sur les éléments historiques relatifs à la télévision et aux séries uniquement.



II.1 Précurseurs et descendants de la série.

Bien avant la série télévisée, d’autres modes de fictions sérielles étaient employés, ainsi sont apparus le récit populaire, puis le roman-feuilleton. Suivirent dans un premier temps les feuilletons radiophoniques puis cinématographiques (1908), qui étaient toujours diffusés au cinéma. Ces derniers sont relativement importants dans l’avènement de la série télévisuelle, puisque c’est avec eux qu’est né le système des serials « à suivre » sur écran. En France, les feuilletons cinématographiques apparaissent en 1908, et en 1910 en Amérique. Cette nouvelle mode cinématographique a un succès immédiat en France, et il s’en suit des films sériels tels que « Les Vampires », « Rocambole » ou « Fantômas » qui feront tous autant sensation, ils sont la plupart du temps inspirés de littérature populaire. Il faudra attendre 1913 pour que les séries cinématographiques remportent un réel succès aux USA, avec « The Adventures of Kathlyn ». Ce sérial comportait de nombreuses différences avec ses cousins français. En effet, alors que les feuilletons cinés français étaient diffusés de manière irrégulière et que chaque feuilleton était entièrement indépendant des autres, « The Adventures of Kathlyn » étaient diffusées de manière régulière en salle, à raison d’un épisode par semaine, et chaque épisode était à suivre, poursuivant une évolution de l’intrigue et du personnage. On appelait ces chapitres à suites « Chapter play », plus tard rebaptisés « cliffhanger » pour les séries. Apparurent également à la télévision le théâtre filmé et les fictions télévisuelles en direct, très importantes puisqu’elles sont la première étape de création de séries.
Il y a toujours eu des histoires en série :
Le Récit Populaire provient des Contes et légendes, les Romans-Feuilletons de l’Imprimerie,
Les Feuilletons radiophoniques de la Transmission de sons à distance, les Feuilletons cinématographiques de la découverte du Cinéma, de l’Image animée, et les Séries télévisées viennent de la Télévision, la Vision à distance.







II.2. Début des séries & naissance de la sitcom.

Les séries telles que nous les connaissons actuellement sont très probablement nées de la série « I Love Lucy » (1951). La série est écrite et interprétée par un couple de star : Lucille Ball et son mari, Desi Arnaz. Lucille est l’interprète principale de la série sous les traits de Lucy, une femme mariée souhaitant percer dans le domaine du spectacle. Les caprices de star de la comédienne permettront à la télévision de prendre un nouveau tournant, puisque c’est suite à son refus de quitter Hollywood pour New York – où étaient filmés les directs, seules sources de fictions télévisuelles à l’époque – que les producteurs furent contraints de trouver une autre solution que le direct. Ils décidèrent donc de tourner les épisodes à l’avance, comme au cinéma, tout en les filmant comme s’il s’agissait d’un direct, avec un public. Non seulement il s’agit là bel et bien de la création de la série, mais également celle des sitcoms, qui encore aujourd’hui, accueillent un public pendant leur tournage. Evidemment, de nombreux studios avaient déjà pensé à tourner leurs séries à l’avance, car cela leur permettait de diffuser dans la totalité des Etats-Unis, et non pas seulement dans un périmètre limité autour de New-York, mais cela représentait une augmentation de 5000 dollars des frais de production. Desi Arnaz, promit alors de mettre cet argent dans la production des épisodes, s’il avait l’exclusivité des droits d’auteurs après diffusion sur CBS. La chaîne accepta sans se méfier, et la série eut un succès retentissant. Alors qu’à l’époque la moyenne de téléspectateurs par épisode sur une série ne dépassait pas les 10 millions, « I Love Lucy » était suivie au quotidien par une moyenne de 29 millions de fidèles. De plus, les personnages évoluaient au même rythme que les téléspectateurs, puisqu’un an réel correspondait à un an dans la série.





Les séries des années 50 étaient pour ainsi dire très juvéniles, et c’est la série « Dragnet » (ndlr : en français « Coup de filet » et « Badge 714 »), une série policière qui se voulait réaliste qui va lancer les séries vers un chemin un peu plus adulte. Cette série était tellement considérée aux USA comme un modèle pour la police, qu'elles étaient utilisées à la formation de futurs officiers de police.

-Les années 50 marquent le passage du Direct à l’Enregistrement. I Love Lucy en est le déclancheur et la première série/sitcom.





II.3. La guerre du cinéma contre la télévision.

Il était clair dès son arrivée que la télévision était une menace pour le cinéma, car tout le monde pouvait en avoir une chez soi, et peu à peu, le petit écran remplaçait le grand. Se sentant très nettement menacés, les studios de cinéma décidèrent de refuser toute association avec une chaîne de télévision, en espérant que le système allait finir par s’essouffler.

La première personne à tenter l’alliance avec une chaîne fut Walt Disney sur ABC, une chaîne toute jeune à l’époque. L’une des séries qui naquit de ce partenariat fut la série « Zorro » (1957), et avec une moyenne de 35 millions de téléspectateurs par semaine, le succès se révéla éclatant. Dés lors, d’autres studios tentèrent le coup, à commencer par la Warner – chez ABC également – avec la série « Cheyenne » : un héros de l’Ouest qui sauve la veuve et l’orphelin. C’était l’ère de la série policière et du western.





La Warner avait un système de production pour ses séries qui fonctionnait assez bien à l’époque, et qui était le système employé pour toutes séries :

Un protagoniste, beau, héroïque et parfait, des personnages secondaires hauts en couleurs burlesques et excessifs, une intrigue romantique et du second degré.



Avec cette base, ils pouvaient même réutiliser un même scénario pour une autre série, en ne modifiant que très peu d’éléments, et même parfois en ne modifiant que les noms des personnages. Ce système fonctionnait aussi bien pour le policier que pour le western, et un scénario de western se transformait souvent du jour au lendemain en épisode de série policière. Après Warner bros. c’est au tour de Universal, Twentieth Century Fox, Columbia et Paramount de s’associer à des chaînes de télévisions.

Le western devient un genre en voie de disparition dans les années 60, car il a été trop utilisé, et tout ce qui ressemble de près ou de loin à un western finit souvent par être rejeté par les téléspectateurs.



- Des studios de cinéma s’associent avec des chaînes suite au succès Walt Disney/Abc.

- Warner Bros base ses fictions sur un schéma simple, efficace et répétitif.


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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:17



II.4. Age d’or et évolution de pensée.

Dans les années 60, de multiples genres de séries voient le jour : les séries animalières (« Flipper », « Daktari »), la science fiction (« Au-delà du réel », « la 4e dimension », « Star Trek »), les séries d’espionnage (« Mission Impossible »), et des genres mixés, tels que le fantastique et la comédie dans la sitcom « Ma sorcière bien aimée ». Bien que les séries des années 60 contenaient plus d’action que de dialogues, elles sont issues d’une période considérée comme l’age d’or des séries, une période de créativité mondiale, puisque même en Europe, des séries à grand succès voient le jour :



1 Les feuilletons historiques français (« Les Rois Maudits »), et « Belphégor », qui fait sensation en France grâce à ses aspects plus fantastiques.

2 Les séries britanniques avec l’homme invisible, « le Saint » (The Saint), « Les sentinelles de l’air »(Thunderbirds), « Le Prisonnier » et bien évidemment, « Chapeau melon et bottes de cuire » (The Avengers).



Dans le courant des années 70 apparaissent des séries et sitcoms moins stéréotypées (« All in the family »), de plus en plus de séries se positionnent politiquement (« MASH ») et deviennent plus réalistes (« Kojak », « Police Story »), allant même jusqu’à créer des protagonistes qui sont l’antithèse du héros, comme « Columbo », qui eut des débuts difficiles mais qui finit par se faire sa place dans l’univers télévisuel.

En ce qui concerne le souci racial, des acteurs afro-américains jouent dans des séries dès les années 60, mais les sujets de racisme sont soigneusement évités et les personnes de couleurs sont cantonnées à des rôles de second plan. La première mini-série à aborder vraiment le sujet racial est « Roots ». Adaptée d’un best-seller, elle conte le parcours historique d’une famille africaine qui devient au fil des siècles américaine. Cette série sera suivie par une moyenne de 100 millions de téléspectateurs.

Un seul point reste encore à aborder et changer, c’est la position de la femme dans la société. Les premières séries féministes abordant des sujets plus libres sont des sitcoms : « The Mary Tyler Moore Show » et sa petite dérivée, « Maude ».

De nombreuses séries de genres différents voient le jour.
Des sujets tels que le racisme et le féminisme sont abordés.





II.5. Les séries dites « faciles ».

Cette période de créativité s’essouffle très vite et laisse place à un cycle de séries conçues dans le seul et unique but d’attirer plus de public et donc, de faire augmenter les audiences. C’est ABC, qui se trouvait au plus bas des audiences, qui lance ce mouvement de séries mettant le sexe en avant pour appâter son public. Parmi ces séries généralement produites par le grand producteur Aaron Spelling on peut compter des œuvres telles que « Drôles de dames »(Charlie’s Angels), « La croisière s’amuse »(The love boat), « L’amour du risque »(Hart to Hart), ou encore « Starsky et Hutch ». Ces productions propulsent bientôt ABC au sommet des audiences, et évidemment, les autres chaînes suivent encore une fois l’exemple d’ABC et ses techniques à succès.

CBS lance ainsi un soap tout ce qu’il y a de plus banal, mais qui va remporter un succès sans pareil jusqu’alors, créant un nouveau genre : le soap de soirée. Cette version texane de Roméo et Juliette était suivie par près de 80% de la population américaine, et la vague de folie suscitée s’étendait même jusqu’en Europe où les hypothèses les plus folles circulaient sur des moments phares du feuilleton comme les coups de feux tirés sur J.R, le méchant par excellence de la série. Ce fameux soap eut tellement de succès que les autres chaînes n’eurent d’autre choix que d’imiter CBS si bien que le soap de soirée fut le genre principal et préféré de ces années 80 (comme « Dynastie » pour ABC).

« Dallas » fit rapidement polémique. On critiqua publiquement la série en disant qu’elle montrait ce qu’il y avait de pire dans l’humanité (les protagonistes étaient en fait des anti-héros)… ce que les Américains diffusaient sans honte. « Dallas » fut le modèle américain critiqué en Europe en matière de séries américaines ; médiocres, perverties, destructrices de culture européenne…

Les séries américaines finirent par avoir mauvaise réputation, tout comme le « mode de vie » américain.

Séries « faciles » créées dans l’unique but de faire de l’argent.
La « bombe » Dallas fait scandale chez les intellectuels européens.





II.6. Période de transition.

C’est dans les années 90 que les séries subissent les plus gros changements. Á cause de problèmes financiers, les chaînes hertziennes doivent revoir un bon nombre de leurs paramètres…En effet, les séries à cliffhanger, en rediffusion, sont un flop intégral puisque tout le monde les a déjà vues, et donc, la chose n’a plus aucun intérêt, et les chaînes câblées prennent de plus en plus d’ampleur, tout comme le nombre de magnétoscopes dans les foyers américains et européens.



Les chaînes mettent donc en avant un genre moins coûteux : la sitcom. La comédie sera le genre principal des années 90, avec le « Cosby Show », « Madame est servie », « Roseanne », « Friends » et bien d’autres. La série de genre renaît avec « Xena », « Star Trek : The Next Generation » et « Babylon 5 ». Les producteurs de séries et leurs scénaristes sont de plus en plus adulés. Alors qu’aux Etats-Unis, les séries innovent et connaissent une nouvelle ère qui mènera de plus en plus à la recherche de complexité de nouveauté, en France, on ne diffuse que des séries d’action comme « Chips », et des productions comme « L’Agence tout risques »(The A-Team) sont réécrites, des scènes sont coupées, et les génériques modifiés. Les séries américaines sont censurées.

Une série importante à aborder dans l’évolution des séries est « Hill Street Blues », « Capitaine Furillo » en français. Cette série policière très méconnue en Europe, mettait en scène un commissariat de police dont les enquêtes très diverses se déroulaient dans une grande ville, miséreuse, violente et mangée par le chômage. Pour la première fois dans une série, il n’y a pas qu’un seul personnage principal, mais 8. A l’époque, la chose n’était pensable que dans les soaps, c’est ce qu’on appelle, une série chorale. Ces personnages, très complexes, ont tous une face cachée et évoluent au fil des épisodes. La série met en scène 2 genres : le drame et la comédie, et dans le but de donner un style plus documentaire au feuilleton, tout ou presque était filmé caméra à l’épaule, ce qui donnait un effet plus personnel, plus artistique à cette fiction télévisuelle, alors que les séries étaient généralement filmées selon des codes très précis qui ne changeaient que très rarement. Même si cette série a vu le jour dans les années 80, son influence ne se fait sentir que dans le cour des années 90.


-La sitcom, facile et économe est le genre principal de cette époque.
-Hill Street Blues donne une vision différente des séries et déclanche une période de renouveau.



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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:18

III. Fonctionnement et Économie






III.1. Attentes du téléspectateur : Satisfaire le client.

La télévision est le média le plus accessible, de plus, elle peut proposer des produits pour tous les goûts. La première chose que recherche le téléspectateur dans une fiction télévisuelle, c’est le divertissement, une échappatoire à la réalité, ensuite, le client va chercher le « Challenge » ; autrement dit, le téléspectateur va attendre du programme que celui-ci le surprenne de plus en plus, qu’il lui permette de chercher à comprendre le mystère au cœur de l’histoire ou des personnages. Plus l’intrigue sera surprenante et difficile à trouver, moins le téléspectateur s’ennuiera, et plus il sera flatté intellectuellement d’avoir trouvé la réponse à l’énigme s’il le devine. Autrefois, la plupart des gens se contentaient du divertissement, mais à présent beaucoup de personnes demandent – et même exigent – la satisfaction intellectuelle en plus, le plaisir de ne pas être pris pour un abruti par les créateurs et chaînes de télévision.



Ce que l’on reproche le plus souvent aux séries télévisées c’est de vendre du rêve, montrer une image fausse du réel, d’imposer le rêve en cachant des valeurs conservatrices et de conformisme.



Cela pourrait être vrai si l’on ne prenait pas en compte la diversité de l’industrie sérielle, et surtout, son évolution.

En effet, le but principal d’une chaîne est de conquérir, fidéliser son audimat, et donc de se plier aux exigences des téléspectateurs. Si les désirs du téléspectateur évoluent, alors il est tout à fait logique que les programmes eux-mêmes évoluent avec lui : Ils sont forcés de devenir plus subtils, scénaristiquement et graphiquement parlant. Ils doivent surprendre par leurs capacité à faire confiance à leurs fidèles. Les chaînes procèdent par une étude de l’audimat : chaque type de programme est distribué dans une tranche horaire qui lui convient parfaitement, suivant la tranche d’âge et/ou du type de personnes en train de regarder la télévision à ce moment-là : par exemple, les soaps, qui sont diffusés en matinée ou en début d’après midi le plus souvent, visent un public féminin de femmes au foyer, ils sont ainsi donc diffusés pendant la tranche horaire ou les enfants se trouvent à l’école. Le produit doit donc correspondre au public qui le regarde, mais doit aussi être capable de plaire à un public aussi large que possible. La tache n’est pas aisée.



- Le but premier d’une chaîne est de satisfaire le client pour faire des bénéfices.
- Si l’audimat souhaite des séries plus intelligentes, les chaînes vont se plier à sa demande.
Tout n’est donc qu’une question de Business.







III.2. La Fidélisation.

Tous ces paramètres sont autant d’éléments qui permettent la fidélisation à un programme, mais il ne faut pas oublier de citer deux des atouts principaux d’une série qui sont également de sacrés facteurs de fidélisation : l’identification aux personnages et la durée dans le temps.

Une série TV peut se permettre des libertés qu’il est tout simplement impossible d’appliquer au cinéma, et cela est souvent dû au fait qu’une fiction télévisuelle dure dans le temps.

Premièrement, une série peut plus facilement s’attarder sur un sujet, quel qu’il soit, et le traiter de façon plus simple et accessible que le cinéma tout en transmettant quand même un message, qu’il soit d’ordre émotionnel, idéologique, intellectuel, …

Un autre point qui est très important et qui est directement lié à ce qui est écrit plus haut, c’est la complexité et le développement qui est permis aux personnages, et l’identification du téléspectateur à un ou plusieurs de ces individus. Le téléspectateur vit au rythme de ces personnages, les rencontre régulièrement et veut découvrir ce qui va leur arriver ensuite : L’attachement émotionnel à ces personnages peut être très fort, et c’est en cela qu’une série peut être nettement plus addictive qu’un film. Une personne regardant un épisode d’une série qu’il n’a jamais vue au hasard ne sera pas à même de comprendre les événements comme une personne qui a d’abord adhéré à tout son procédé narratif et à ses personnages, et qui par conséquent voit ses exigences changer en fonction de ces facteurs.



- Les libertés sur une série sont plus nombreuses qu’au cinéma et elles sont addictives.

- La fidélisation permet de faire plus facilement passer un message.


Donc, L’impact qu’a une série est plus fort qu’un film.






III.3. La production d’une série télévisée.

Voici tout d’abord les noms à connaître en ce qui concerne la production d’une série.

Pour comprendre le système d’une série, il faut pouvoir situer les personnes qui travaillent sur une fiction et leurs fonctions, car cela permet de saisir l’intérêt particulier qui est accordé à la vision du créateur d’une série et au scénario.



Le Producteur : Le producteur est chargé de gérer le tournage et le budget, il est le superviseur de la production.

Le Producteur exécutif : Le producteur exécutif est souvent le créateur de la série, c’est sa vision de la série et de son histoire qui sera adoptée et c’est lui qui aura généralement le dernier mot. Il est également le scénariste principal. On l’appelle également le Showrunner.

Les scénaristes : Au pluriel car il n’y a pas un seul scénariste mais une équipe scénaristique travaillant ensemble. Ils se regroupent généralement pour mettre au point l’intrigue principale, le thème des épisodes, puis se répartissent le travail. Bien qu’ils travaillent tous ensemble, ce sera toujours le producteur exécutif qui aura droit au dernier mot et qui pourra réaliser les dernières retouches.

Network : Toutes les chaînes hertziennes sont liées à un réseau chapeauté par une chaîne mère appelée Network. Elle décide de tout : les financements, les scénarios sélectionnés ou non, la programmation, les annulations et les continuations.

Réalisateur : Dans une série, le réalisateur change d’un épisode à l’autre, et n’a pas le droit de mettre sa touche personnelle à l’épisode, il doit seulement respecter les demandes et la vision des scénaristes et des producteurs, qui gèrent véritablement le tournage.











Le réseau de diffusion des Etats-Unis est le plus important du monde, et c’est pourquoi les projets à longue durée sont très importants pour eux. Les chaînes américaines misent souvent sur les projets qui ont le plus de chances de durer, elles cherchent la perle rare, et c’est pourquoi le mécanisme de sélection d’une série est particulièrement impitoyable. Chaque année, des milliers de projets sont proposés, des centaines de scripts écrits, et une vingtaine de projets pilotes seulement seront produits et tournés dans le seul but d’être testés et cela pour chaque chaîne. Parmi ces 20 pilotes, moins de la moitié seront lancés, et une ou deux séries seulement survivront à leur première année à l’écran, devant satisfaire les exigences d’un audimat impitoyable. Voici comment se passe généralement la production d’une série sélectionnée :



1. Upfronts : Il s’agit d’une période, un événement durant lequel les pilotes sélectionnés sont montrés à d’éventuels acheteurs. Il s’agit de publicitaires surtout, mais également de responsables des chaînes internationales. Ces upfronts se font par chaînes, et sont parfois très attractifs : il s’agit de convaincre les acheteurs d’acheter chez soi plutôt que chez la concurrence.

2. La Production : La production débute au mois de juin : Il faut trouver l’équipe de production, les décors, les locaux… Tout ce qui pourrait rentrer dans le budget et tout ce qu’il faut pour pouvoir débuter le projet. Ensuite, les scénaristes se retrouvent pour discuter de la série. Pendant plus d’un mois, ils prévoient un fil conducteur, une intrigue qui pourra tenir durant toute la saison (voire même plus)

3. Le Tournage : Le tournage est minutieusement préparé, tout est passé en revue pour que le pilote soit le plus parfait possible : le moindre détail compte. Lorsque tout est prêt, le tournage se déroule généralement sur deux mois : juillet et août.

4. Post Production : Lorsque le tournage est terminé, l’équipe se met à la post-production. Le montage est réalisé, et les musiques thématiques de l’épisode ou de la série sont enregistrées, les photos promotionnelles prises…



La post production terminée, la série est diffusée. Tout ce processus n’est évidemment pas gratuit : une série d’une heure coûte en moyenne 3 millions de dollars par épisode, 6 à 10 millions pour les plus grosses productions. Lorsque l’on pense que le rythme de diffusion par série est d’un épisode par semaine à raison de 12 à 25 épisodes par an, on comprend que les chaînes ont tout intérêt à faire des bénéfices avec les diffusions internationales. En effet, la diffusion d’une série sur le seul territoire américain permet tout juste le remboursement de la production, c’est donc sur le marché international que les chaînes font leurs bénéfices.
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:19

III.4. Le Marché des séries Hors TV.

Pendant très longtemps, on n’a pas trouvé utile de vendre des séries télévisées, excepté les très gros succès comme Star Trek. On peut les voir gratuitement, alors à quoi bon payer ?

Avec l’arrivée du DVD, quelques séries à succès se sont commercialisées : ce nouveau support offrait de nombreuses nouvelles possibilités, comme celle de regarder une série en version originale ou de pouvoir regarder des bonus, des documentaires, des bêtisiers etc.

Ces nombreux avantages auxquels on peut également ajouter celui de pouvoir regarder les épisodes quand on veut ont induit une augmentation des ventes de DVD en 2005.

Dés lors, de plus en plus de séries sont commercialisées, et il est rare de ne pas trouver une fiction télévisuelle en vente.



Le Piratage et ses conséquences.

Tout le monde le sait : le piratage est illégal, et on insiste de plus en plus sur ce point. Malgré tout, des sites d’hébergement de vidéos continuent à proposer des séries américaines directement après leur diffusion, ce qui arrange le public européen, puisqu’il n’y a dès lors plus l’inconvénient de l’attente. En effet, on peut souvent attendre plusieurs mois, voire parfois une année avant qu’une série US apparaisse sur les écrans européens, ce qui en ennuie plus d’un. Ces diffusions illégales sur le net ne sont pas un gros problème pour les chaînes américaines, qui ont déjà diffusé leurs épisodes, mais elles le sont pour nos chaînes. Internet permet à une série d’être disponible partout dans le monde quelques heures après sa diffusion, et cela diminue les bénéfices des chaînes européennes, mais pas uniquement : dans de telles conditions, les droits d’auteurs ne sont pas respectés, et donc, les auteurs ne touchent rien. Le piratage a ainsi entraîné de nombreuses conséquences, comme des procès aux sites Youtube et Dailymotion, et une grève des scénaristes souhaitant une augmentation de 3 ou 4 cents sur les DVD. Cette grève commencée en novembre 2007 et terminée en février 2008 aura été l’une des plus coûteuses d’Hollywood, avec une perte de plusieurs milliards de dollars. Bien qu’elle n’impliquait pas uniquement les scénaristes télévisuels, c’est dans ce domaine que la grève aura fait le plus de dégâts.

Contre le piratage – et ses conséquences plutôt désastreuses – des systèmes tels que la vidéo à la demande ont été mis en place.



Internet et les vidéos à la demande.

Aux Etats-Unis, un nouveau marché existe, c’est celui de la VOD (Video On Demand). Ce système permet de regarder des séries directement sur Internet, soit en payant pour pouvoir télécharger ou regarder en streaming des épisodes, soit en les regardant gratuitement sur des sites légaux, mais avec l’inconvénient des publicités, tout comme à la télévision. De nombreuses chaînes mettent à disposition des séries sur leur site après la diffusion, permettant ainsi aux personnes ayant manqué le dernier épisode de se rattraper. Ces sites sont généralement accessibles uniquement pour les personnes résident aux USA, et en France, TF1 et RTL TVI en Belgique viennent tout juste de mettre au point un moyen de regarder les épisodes tout de suite après leur diffusion à 2.5 € l’épisode ; ainsi, le problème de l’attente est réglé. Ce marché en pleine expansion ne fait que commencer, et la plupart des sites proposant des vidéos n’en sont qu’au stade bêta.



Il existe encore bien d’autres moyens pour rendre une série rentable, comme le Merchandising (Produits dérivés de la série ) : Figurines, romans, guides, BD, jeux vidéos, bijoux, vêtements etc.

-Les séries sont tellement addictives que beaucoup de fans ne savent pas attendre leur diffusion chez nous.
- Le piratage a des répercussions énormes sur les bénéfices des chaines.
-Des moyens sont mis en place pour avoir plus rapidement les séries chez nous.
L’industrie des séries ne cesse donc d’accélérer, elles deviennent plus rapidement accessibles, plus massives.



III.5. Les chaînes françaises et les séries américaines.

Chaque chaîne de télévision va chercher à acquérir des séries qui correspondent le plus au type de public qui regarde ses programmes : TF1 va montrer des séries plus fédératrices alors que M6 aura tendance à commander des séries très "jeunes". Bien que la chaîne ayant des accords avec un distributeur ait l'exclusivité sur les nouveautés, les séries ne sont pas achetées. Le mot louer convient en fait mieux, puisque le programme acquis ne l'est en fait que pour une durée limitée, on appelle ça un output deal. La chaîne s'engage à acheter un certain nombre d'heures de séries pour un an à un distributeur. En général les séries choisies sont celles qui sont accessibles à un très large public, et elles sont pratiquement toujours doublées, car le public aime rarement devoir lire des sous-titres, et bien que la version originale sous-titrée soit de plus en plus appréciée d'un public un peu plus averti, on ne voit plus - sur les chaînes hertziennes en tout cas - de programmes en version originale. Outre le doublage, de nombreux autres éléments sont modifiées dans l’unique but de satisfaire un public très large : Coupage de plans trop « choquants », modification de dialogues (censure de sujets sensibles),… Toutes ces modifications sont minutieusement calculées en rapport de l’heure de diffusion : Une série diffusée à 1h du matin ne sera pas censurée comme un programme regardé en plein prime time.


-Les chaînes françaises réadaptent les séries américaines à leur public.
Elles censurent donc ces oeuvres.





III.6. Europe vs USA.



Depuis très longtemps, on s’interroge sur les raisons des différences entre les téléfictions américaines et celles de l’Europe. En quoi les thèmes diffèrent-ils ? Pourquoi cette différence de succès ? C’est à toutes ces questions que j’essayerai de répondre dans ce point. Dans mes constatations, je donnerai souvent, plutôt que l’exemple de l’Europe entière, celui de la France parce qu’il concerne la réalité la plus proche de notre culture francophone et parce que le marché français représente l’un des marchés les plus importants en Europe.



Enseignement

Afin de mieux comprendre, il faut mettre en évidence une différence culturelle en ce qui concerne l’enseignement : si les francophones axent leurs apprentissages sur les textes, aux USA, on donne la priorité aux arts du spectacle. Dans les écoles primaires et secondaires, le théâtre, le chant et la danse ont une place très importante, alors qu’ici les écoles où il y a des options artistiques sont très rares. Si l’enseignement américain est considéré comme « moins poussé », il permet aux jeunes de choisir ou non des cours d’expression artistique collective. On peut donc dire que si on nous apprend à analyser et développer un esprit critique sur des œuvres artistiques, on encourage plus les jeunes anglo-saxons – car ce n’est pas le cas uniquement aux USA mais en Grande Bretagne aussi – à développer un talent artistique.



Aspects démographiques.

Tout d’abord, la télévision française est très centralisée, c’est à dire que le public français est habitué à avoir les mêmes programmes partout : les chaînes indépendantes ne touchent que 10% de la population et même dans le cas de ces chaînes, il y a beaucoup de rachat de programmes. Les Américains quant à eux disposent d’un très grand territoire s’étendant sur 4 fuseaux horaires. Il existe de très nombreux marchés autour des grandes villes, tous reliés à des chaînes hertziennes décidées par la FCC (Federal Communications Comission), et les chaînes indépendantes créent la totalité de leurs programmes, ou rediffusent parfois les programmes des networks.

Un autre aspect à ne surtout pas oublier, c’est la barrière des langues. En Europe il y a une multitude de langues et de cultures qui séparent plus facilement les genres télévisuels et les collaborations entre pays, alors qu’aux USA les langues principales sont l’anglais et l’espagnol, ils ont donc moins de difficultés à créer des chaînes communes sur un très grand territoire, qui ont donc plus de moyens. Il existe très peu de chaînes européennes à proprement parler.
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:19

Aspects politiques.

En fin de compte, les barrières démographiques généralement données en excuse par les pays européens sont plus un problème de politique que de géographie. En effet, les différences de politiques de chaque pays est un frein évident à une « entente télévisuelle » commune. Mais pourquoi n’est ce pas le cas également aux USA, puisque chaque État est également très différent des autres ? Tout simplement parce le FCC a directement privilégié le localisme télévisuel, c’est à dire les besoins différents des téléspectateurs à différents endroits du territoire. Là où les Américains ont vu du profit, les Européens n’ont vu qu’une obligation sans avantages.

En résumé, les Européens sont plus pour le centralisme télévisuel alors que les Américains ont privilégié le localisme et la diversité. De plus, dans les fictions européennes – et peut être particulièrement françaises – il existe un enracinement national très profond et évident qui ne fait peut être écho qu’à une certaine partie de la population.



Aspects économiques.

Les aspects économiques sont très probablement ceux qui soulignent le plus les différences entre les produits télévisuels américains et les Européens. Dans leur système économique, les USA privilégient la qualité, et pour eux, qualité est synonyme de diversité de programmes, de localisme et d’autonomie de production des programmes. Dans le but de prôner la diversité, des milliers de projets sont analysés tous les ans, et de très nombreux programmes tests sont mis à l’antenne sur les différentes chaînes. Cette technique consistant à mettre au point une abondance de programmes n’est pas sans risque, mais en étant bien calculée, elle prévoit le succès d’un nombre limité de ces nouveautés, qui à elles seules rembourseront le coût des pots cassés.



Les Européens préfèrent prendre moins de risques. Par exemple, en France le budget accordé aux produits télévisuels –et particulièrement au scénario- est très minime, et les programmes choisis sont généralement ceux qui fonctionnent le plus facilement et dont le coût rentre dans le budget. Cette question d’argent à tendance à faire mettre en avant des projets de courte durée comme les mini-séries ou les téléfilms. D’après Julian Friedmann, un scénariste et agent littéraire connu mondialement, le gros problème de l’Europe, c’est que leurs produits télévisuels ne se vendent pas à l’étranger, et dans le continent même, la confiance quant au succès de ces produits est très révélatrice : les Allemands ont préféré taire les origines non américaines « d’ Highlander » (la série est en fait franco-canadienne) dans le but d’attirer du public et garantir le succès de la série auprès de ses téléspectateurs. Le fameux budget alloué au développement de téléfictions ne dépasse pas 2 à 3% du total, alors qu’aux USA il s’agit de 7 à 8% du budget de production : le scénario est la partie la plus importante. Ici, le script est bon quand on a l’argent pour le tourner.



La crispation identitaire.

Ce que Bernard Lecherbonnier, auteur de « la télévision, c’est l’art nouveau » appelle « crispation identitaire », c’est cette incapacité plus forte que par le passé à mettre des personnes de plusieurs nationalités (ex : Français et Allemands) autours d’un projet. Cela se confirme avec la façon dont les Allemands ont tût la nationalité de la série « Highlander » et ça se traduit encore mieux dans leurs priorités de diffusion, la primauté étant aux fictions nationales, puis aux produits américains et seulement ensuite aux productions européennes (avec une préférence pour les italiennes, les dernières sur la liste étant les françaises.)

Dans l’autre sens, les Français vont concevoir leurs programmes pour l’unique public francophones et non pour les ventes internationales.

Les Américains quant à eux pensent autant aux téléspectateurs Américains qu’au public international, car s’ils arrivent à rembourser leurs coûts de productions sur les diffusions nationales, c’est avec le marché international qu’ils font le plus gros de leurs bénéfices, et c’est important de le rappeler. La diversité et « l’universalité » des produits américains résulte autant d’une stratégie commerciale très élaborée que par les diversités ethniques représentées au sein même des Etats-Unis.



Quelques chiffres…

· De 1984 à 1992 la vente de programmes américains s’est multiplié par 10, passant de 320 millions à 3.6 milliards.

· En 1991, 71% des exportations de programmes audiovisuels vont en direction de l’Europe, 60% de ces pays faisant partie de la communauté européenne. Le déficit annuel de l’Europe par rapport aux USA est de 3.5 Milliards.

· En 1994, 88 chaînes européennes ont acheté 68% de programmes venant des USA (Etude de l’Organisation des États Américains)

En 1997, 40% des nouveautés en Europe viennent des Etats-Unis, dont 70% de séries et 27% de sitcoms (Etude Médiamétrie1)



Tout cela est en partie dû à une multiplication des chaînes, et notamment des chaînes privées. Il y a une augmentation des heures d’antennes, donc les programmes se multiplient également.

- Les différences de priorités d’enseignement sont très significatives.
- Le budget accordé aux séries est plus conséquent aux USA qu’en France.
- L’enracinement national est plus profond dans les pays d’Europe qu’aux USA.

Donc, les différences principales sont d’ordre de choix culturels.
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:19

IV.Séries Contemporaine.





IV.1. Les Années 90.

Dans la partie historique, il a été expliqué qu’ « Hill Street Blues », cette série dans laquelle il y avait une multitude de protagonistes, a eu une influence considérable sur les séries des années 90 : A partir de ce moment là, beaucoup de séries ont adopté la mode des personnages multiples, mais aussi – et c’est le plus important – le début de cette fin de siècle a fait place à une vague de renouveau au niveau télévisuel. Des séries ont commencé à prendre des risques, voyant que cela fonctionnait parfaitement, et qu’une série qui se démarquait avait plus de chance d’avoir du succès qu’une fiction qui se cantonnait à ce que l’on avait déjà vu. C’est le renouveau des séries. Nous allons essayer de parcourir cette période clé en ne parlant que de quelques-uns uns des plus gros succès. « Twin Peaks », de Mark Frost et David Lynch donna à la fiction télévisuelle un label artistique, prouvant que même la télévision peut être intelligente. Cette série étrange et onirique à l’image de l’univers de Lynch retrace l’enquête de l’agent Cooper sur le mystérieux meurtre de la jeune Laura Palmer dans la petite ville de « Twin Peaks ». Il y eut également les nouvelles générations de séries policières : « Miami Vice » puis « New York District» ( Law & Order ), et surtout « New York Police Blues » (NYPD Blue) une série choc portée sur le sexe avec des personnages déjantés et sombres. La série, très réaliste, se fait une place conséquente dans les audiences malgré sa franchise qui gêne. Une autre série que l’on pourrait qualifier de culte, toujours dans le domaine des enquêtes mais de type fantastique cette fois-ci, c’est « X-Files ». Cette série dont les histoires sont élaborées et le style très cinématographique tiendra durant 9 années avec son fameux complot extraterrestre et aura droit à 2 films, dont l’un sortira en juillet-aout 2008 dans nos salles. Le fantastique qui n’avait pas beaucoup de succès à l’époque fut lancé grâce au succès des agents Mulder et Scully. D’autres genres subissent de gros changements, comme la série médicale avec « Urgences » (E.R) et son réalisme, ou la sitcoms avec « Friends » et son humour particulier. Toutes ces séries – mise à part « Twin Peaks » – dureront considérablement longtemps, certaines étant toujours à l’antenne et ayant une ou plusieurs séries dérivées. Les années 90 font place à des séries plus réalistes, plus nuancées et dépassant même ce que la censure avait permis jusque là.



La Sitcom.

Dans les années 90, la sitcom fut l’un des genres principaux, tout d’abord parce qu’elle n’était pas chère et facile à faire, et ensuite parce que les sitcoms étaient – et sont toujours - très appréciées : en 1997, il y avait plus de 60 sitcoms inédites sur antenne.

C’est durant cette période que sont nées des séries telles que « Seinfield », « Frasier », « Friends », ou encore des sitcoms typiques de cette période comme « le prince de Bel Air ». Après un certain excès de sitcoms, le genre subit un rejet, comme le western à son époque, mais en moins définitif. Quelques sitcoms voient encore le jour et gagnent en popularité par la suite, mais l’audience est plus pointilleuse, et ce ne sont que des sitcoms qui ont réussi à se démarquer par leur originalité et leur humour bien personnel qui ont un réel succès comme « Scrubs », la parodie médicale ou « My name is Earl » et son délinquant de seconde zone en quête de rédemption.



La série pour Ados.

Un autre genre très en vogue dans les années 90 et qui continuera son petit bout de chemin, c’est la série pour adolescents. L’une des séries les plus citées est « Angela, 15 ans »(My so called life) une série qui avait pour héroïne la jeune Angela, qui contait sa vie dans son journal intime. Elle dit d’ailleurs « Le lycée est un champs de bataille pour le cœur. » Bien que la série ne dure pas longtemps, elle reste l’une des références en la matière de séries pour jeunes.

Une autre série qui réussit à se démarquer dans le genre, mais qui est singulièrement différente, c’est « Buffy contre les vampires »(Buffy the vampire slayer). Cette série qui alliait les genres Ado/Fantastique contait les aventures de Buffy, une jeune fille élue pour tuer les démons et les vampires. Si Angela représentait le lycée comme un champs de bataille pour le cœur, Buffy le représente comme un champs de bataille tout court. Tirée d’un film sans succès, la série remportera un succès fulgurant. Même si les audiences US n’étaient pas exceptionnelles, la série fut l’une de plus regardées chez nous, et eut surtout un succès critique. D’abord lancée comme une simple série pour jeunes, elle réunit bientôt des personnes de tous âges autour du petit écran grâce à sa diversité d’humour, de thèmes et sa symbolique très présente.

Buffy laissera derrière elle une série dérivée (« Angel »), et de nombreuses séries qui reprendront le flambeau des jeunes superhéros, devenus très à la mode au début du XXIe siècle ; « Roswell » et ses jeunes aliens en quête d’identité, « Smallville » et son jeune Superman...

Pour finir, le genre le plus présent depuis quelques années est le soap pour ados avec « Dawson », « Newport Beach, » (The OC) « Les frères Scott » (One tree hill) et plus récemment « Gossip Girl ».

-Twin Peaks donne un label artistique à la télévision
-De nombreux genres subissent des changements et les séries ressemblent de plus en plus à nos fictions actuelles.





IV.2. HBO et les chaînes câblées.

Une chaîne en particulier a chamboulé l’univers des chaînes câblées, et par ce biais, l’univers des séries également, il s’agit d’HBO. Avant qu’HBO ne se mette à réaliser ses propres séries, les chaînes câblées avaient plus tendance à diffuser des productions de grands networks plutôt que de créer elles mêmes leurs fictions télévisuelles. Au début, la création de séries par HBO n’était qu’un prétexte pour défier la censure et montrer des personnes dénudées à l’écran.
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:19

Si la chaîne voulait voir ses produits réussir, il lui fallait créer des séries aux sujets hors-normes et profiter de ne pas subir l’influence des networks. HBO lance donc « Oz », une série dramatique sombre et traumatisante qui se déroule dans la Prison d’Emerald City, puis « Les Soprano » ayant pour antihéros Tony Soprano, le chef d’une famille mafieuse du New Jersey, en proie à des crises d’angoisse. Dés lors, les audiences de la chaîne ne cessent d’augmenter, « les Soprano » allant jusqu’à inscrire un record historique pour le câble avec une audience de 13,4 millions de téléspectateurs pour la fin de sa saison 4. D’autres séries très connues portent le label HBO, comme « Sex and the City », ou encore » Six Feet Under ».

Les limites imposées par la censure étant repoussées par le câble, ces séries accèdent bientôt au titre de séries créatives, et de nombreuses autres chaînes se lancent à la suite d’HBO. Showtime lance des séries sur l’homosexualité (« Queer as Folk », « the L World »), et Fx lance des séries comme « Nip/Tuck » qui présente des chirurgiens esthétiques peu conventionnels. Ces séries ont permis de séduire plus facilement un public européen exigeant et avide de nouveauté.



Les séries sur les Schaînes câblées bénéficient de l’absence de publicité et certaines séries sont ainsi prolongées de 10 minutes, le total pour un épisode étant donc de 50 minutes, et une saison comporte généralement 12 épisodes.

-HBO lance des séries nouvelles, étonnantes et sans complexes.
-Le succès est tel que d’autres chaînes câblées s’y mettent à leur tour.
Il s’agit donc là d’une grande nouveauté et d’un grand pas en avant contre la censure et pour la liberté d’expression.





IV.3. Les années 2000.

Les années 2000 lancent une foule de nouveaux styles télévisuels, dont le plus en vogue est sûrement la police scientifique avec des séries comme « les Experts »( C.S.I. : Crime Scene Investigation), « Bones », « Numb3rs »… …

Les enquêtes sont plus sophistiquées et détaillées, et les séries policières peuvent ainsi se permettre de créer des intrigues plus complexes tout en renouvelant le style.

Des séries de plus en plus addcitives sont également diffusées, car avec l’évolution de l’Internet la fidélisation est plus simple et les chaînes peuvent plus se permettre de créer des fictions ou le cliffhanger est constant comme « Lost », « Prison Break », « 24 », « Alias »… …

Il n’y a plus besoin d’avoir la télévision pour pouvoir suivre une série !!



Les thématiques principales.

Les thèmes les plus abordés dans les séries télévisées américaines sont très nombreux et l’abondance de séries qui nous sont offertes est telle qu’il serait impossible de les mettre dans une seule catégorie, et nous n’en avons vu qu’une infime partie. Cependant, il y a tout de mêmes des thématiques qui reviennent dans de nombreuses séries, comme par exemple la place des croyances, de la religion dans la société américaine (ex : « 7 à la maison »(7th Heaven), « Desperate Housewives », « Six Feet Under », « X Files »…), les origines, les coutumes, la recherche identitaire -En Amérique le plus souvent – sont au cœur des fictions télévisuelles. Comment le personnage a-t-il grandit dans sa ville d'origine, dans son lycée, à l'université, sa vie d'adulte, la famille.



D'où vient-on? Où va-t-on? Comment en sommes nous arrivés-là? Les Américains sont très attachés à leurs coutumes et il est inutile de donner des exemples tellement ces thématiques sont le centre de leurs fictions.



Influence Post 11 septembre.

Les attentats du 11 septembre provoquent une énorme prise de conscience au sein du peuple américain, et cette influence se fait fortement ressentir dans leurs fictions également. Des questions plus profondes sont posées et ce besoin de retour aux origines, de recherche identitaire, une certaine conscience de la mort se fait beaucoup plus sentir : La série « Rescue Me » mettant en scène des pompiers de New York voit le jour, les « heroes » doivent sauver New York d’une explosion, et lors d’un double épisode exceptionnel de la série «À la Maison Blanche », qui présentait les coulisses de la présidence et critiquait ouvertement la politique de Bush, on entendra l’un des personnages dire « Les extrémistes islamiques sont à l'Islam ce qu'est le Ku Klux Klan au Christianisme." . Cet épisode nommé « Isaac et Ismael » sera diffusé sur NBC le 3 octobre 2001. Des séries telles que « Desperate Housewives » ou même la série pour ados « Les Frères Scott » diffuseront des épisodes ou leurs personnages, sortant de leur cadre de vie ordinaire, se retrouveront par la force du destin en otage dans un supermarché et dans une école, voyant même mourir des personnes qui leur sont chères. Ce ne sont là que deux exemples parmis de très nombreux.

Une série tout particulièrement représente bien l’atmosphère de paranoïa et de patriotisme que le 11 septembre a provoqué : « 24h chrono ». Responsable de la cellule anti-terroriste de Los Angeles, Jack Bauer doit chaque saison affronter une mission périlleuse et sauver son pays. Cette série a la particularité de se dérouler en temps réel : 1 h est égale à 1 épisode, et 24 h sont égales à 1 saison de 24 épisodes. Cette série qui exprimait très bien la crainte d’une attaque terroriste fut diffusée pour la première fois 1 semaine après les attentats.
-Avec les progrès de la science, la technologie est de plus en plus présente à la télévision.
-Les effets du 11 septembre se font ressentir au cœur même des séries : Paranoïa, patriotisme, mais aussi prise de conscience.
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:20

IV.4. Rêve – Réalité ?

Qu’est-ce que le rêve américain ? On dit généralement qu’il s’agit d’une réussite économique et sociale en ne partant de rien et il est clair que beaucoup de séries alimentent le fantasme d’une haute société, de fric et de beauté, mais de plus en plus souvent aussi elles montrent une certaine réalité. La série la plus représentative de cet effet réalité est « Sur Écoute »(The Wire), une série hyperréaliste sur le trafic de drogue dans la ville de Baltimore qui suit le parcours des forces de l’ordre ET des trafiquants eux-mêmes. Cette série a pour but – je cite – de « donner la parole aux exclus du système » 1, et est filmée à Baltimore d’une façon quasi documentaire. Tout ce qu’on n’osait pas dire ou montrer s’est petit à petit entendu et vu à la télévision, surtout après le choc des attentats, et à l'heure actuelle presque toutes les séries exposent un engagement idéologique, social et/ou politique, directement ou symboliquement, fonctionnant sur plusieurs niveaux de compréhension. Pour bien illustrer ces propos, nous allons faire l’analyse d’une série particulièrement représentative :



« Buffy contre les vampires »

La série raconte l’histoire de Buffy Summers, une jeune fille élue pour combattre les forces du mal à Sunnydale, une ville par laquelle les vampires et les démons sont particulièrement attirés, et pour cause, la bouche de l’enfer se trouve juste en dessous du lycée ou la jeune héroïne et ses amis vont à l’école. Lors des premières années de lycées de nombreux folklores sont revisités mais la série se construit bientôt son propre univers.Comme nous avons pu le voir plus haut, cette série d’abord conçue comme une série pour adolescents a réuni des personnes de tous les âges devant le petit écran grâce à son humour et sa capacité à jouer sur différents niveaux de compréhension et sur différents symboles : ainsi, le public pouvait y voir ce qu’il voulait. Le titre en lui même résulte de la volonté de ses créateurs à ce qu’on ne prenne pas forcément la série au sérieux, puisque « Buffy contre les vampire » (Buffy the vampire slayer) sonne bel et bien comme une farce. Les démons que combattent Buffy et le scooby gang (son groupe d’amis) ne sont que la représentation de leurs propres démons et les multiples épreuves qui leur permettront de mûrir et de s’accomplir en tant qu’adultes ; Willow la meilleure amie de Buffy devient dépendante à la magie au point de ne plus rien voir d’autre et de tout détruire autour d’elle, Buffy tombe amoureuse d’un vampire avec une âme et il la perd aussitôt qu’elle fait l’amour avec lui… …



« Il m'a dit que la base de la série serait de prendre tout ce qui est horrible et terrifiant dans l'adolescence et de le transformer littéralement en monstres. »2





Lors du dernier épisode de la saison 2, Buffy annonce à sa mère qu’elle est une tueuse de vampire. Les personnes qui se seront amusées à décortiquer l’épisode y verront un parallélisme amusant avec l’homosexualité. En effet, les créateurs ont fait agir la mère de la jeune fille comme si elle apprenait que celle-ci était homosexuelle, avec des phrases telles que « Et tu es sûre que tu ne peux pas démissionner ? », ou « Ton père n’a jamais été assez présent.

Cette brève analyse d’une scène de la série n’est qu’une infime partie de ce qu’on pourrait être analyser, et chacun peut ainsi y voir ce qu’il veut puisqu’il y a un sens premier plus léger et un sens second, plus profond et plus psychologique. L’évolution du personnage principal se ressent d’autant plus lorsque l’on compare le point de vue exposé par la série au début et à la fin de la série. En effet, au début Buffy est la seule, l’unique tueuse et affronte ses démons et le lycée comme elle le peut :



« je suis la Tueuse , la seule, l'élue ! »



Et en fin de saison 7 elle détruit la bouche de l’enfer et donne son pouvoir à des milliers de jeunes filles dans le monde.



« Je dis que mon pouvoir devient le vôtre. A partir de maintenant, chaque fille dans le monde qui aurait pu être une Tueuse, sera une Tueuse. Chaque fille qui aurait pu avoir le pouvoir, l'aura... qui pourrait se lever... se lèvera. Faites votre choix. Etes-vous prêtes à être fortes ? »



Ces deux répliques portent un message : la première représente la crise d’adolescence, dans laquelle l’héroïne sera plongée durant de nombreuses années, et la seconde symbolise l’accomplissement en tant que femme, en tant qu’adulte.






De plus en plus de séries se concentrent plus sur l’évolution d’un personnage que sur l’histoire en elle-même, car l’évolution d’un personnage dans la durée permet une certaine complexité psychologique et par ce biais les effets du temps sur lui ont une plus grande influence sur notre jugement, nous permettant d’effectuer un retour sur nous même et sur notre société. On peut voir un enfant devenir un adulte, un jeune couple devenir parents, un personnage simple et insouciant être frappé de plein fouet par des drames qui le font changer. Les individus vivent et meurent parfois en même temps que l’acteur. Il est simple d’imaginer les effets du plus petit changement quand une série dure 10, ou même 20 ans et que le téléspectateur s’est attaché aux personnages comme à un membre de sa famille et a même mûri avec ces individus !

98% des foyers américains ont la télévision, et ça commence à peine ici. Alors ; envahissement? Lavage de cerveau? C'est ce que redoutent beaucoup de gens qui refusent de se faire emprisonner devant leur télévision par ce genre de fictions, et c’est sans oublier que le processus social américain est très différent de celui d’un européen, et que donc, on a souvent peur d’une américanisation.

-Les séries peuvent montrer une vision idylique de la vie mais aussi dénoncer des réalités.
-De plus en plus de séries prennent des engagements idéologiques et politiques.
Donc, elles sont trop variées et leur évolution constante ne permet pas de faire de généralités.
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:21

V. Interview de Denys Corel





Denys Corel scénariste et écrivain auteur d’un blog sur les séries « Struggling Writer », a signé ou co-signé les articles consacrés à « Buffy The Vampire Slayer », « Roswell », « Taken », « 24 » ainsi que « Comment on dénature les séries en France » dans « Les Miroirs Obscurs », ouvrage collectif dirigé par Martin Winckler. C’est grâce à ce livre que j’ai pu le contacter via son e-mail et lui exposer ma problématique ainsi que bon nombre de questions susceptibles de m’aider. C’est avec enthousiasme qu’il m’a renvoyé sa réponse 3 jours à peine après l’envoi du fameux message.

Questions, Réponses.





Pensez-vous que les séries peuvent être considérées comme un art à part entière ?


Oui, une série c'est de l'art, mais ce n'est pas un art à part entière.




Pourquoi ?


Les série sont de l'art, parce qu'à l'évidence les séries sont le résultat d'un savoir faire artistique, produit d'une création collective, ayant un projet esthétique.

Mais ce n'est pas un art à part entière parce qu'elle participe de la même forme artistique que le cinéma. Les seules différences avec le cinéma tiennent au mode de production et au format, mais les compétences en matière de réalisation, de narration, de production sont similaires, sinon semblables. Le découpage cinématographique est appliquée à la télévision, de même que les lois de la narration télévisuelle (c'est à dire lors de l'écriture d'un scénario) sont aussi valables pour le cinéma.

Il y a bien sûr des différences d'approche. Le cinéma a besoin d'une réalisation plus exigeante, mais la série demande une écriture plus fine. Cependant ces différences ont à voir avec le format plus qu'avec les compétences mises en œuvre. On peut donc dire par exemple que la série est au cinéma ce que le roman est à la nouvelle. Si le roman et la nouvelle font tous deux partie de l'art à part entière qu'est la littérature, la série télévisée et le cinéma font partie d'un art à part entière que l'on nommera à défaut d'un meilleur terme, art audiovisuel…






"Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde."


Le sujet est intéressant. Je donne juste une piste de réflexion : le mode de production des séries américaines n'a pas pour objectif le marché extérieur. Les scénaristes américains créent leurs séries avant tout pour le marché intérieur (qui est la seule garantie que la série sera renouvelée).


Croire qu'ils voudraient exporter leurs valeurs à travers leurs séries est donc forcément une vision "européanocentrée" (pardon pour le néologisme).



D'après vous, quels sont les principaux atouts des séries américaines ?


Si l'on parle de façon générale, le principal atout des séries américaine sont leur mode de production qui accorde une certaine liberté aux auteurs, tout en leur offrant des contraintes fertiles... Leur atout principal est d'avoir su mettre le scénariste au centre du processus de décision et de faire confiance au savoir-faire des auteurs pour diriger artistiquement les séries. Cet atout a permis l'éclosion d'équipes de scénaristes qui sont de véritables ateliers artistiques travaillant de façon collective.

Je ne parlerai pas des "atouts artistiques" parce que je ne crois tout simplement pas qu'on puisse le faire sans tomber dans des généralités qui n'ont pas tellement de sens…




Leurs faiblesses ?



Pour pouvoir déterminer une faiblesse, il faudrait avoir un élément de comparaison équivalent dans la même catégorie. Certes il y a de mauvaises ou de médiocres séries américaines, mais elles participent d'un foisonnement sans lequel l'excellence serait impossible. Si on examine les meilleures séries américaines, on se rend compte assez vite qu'aucun autre pays n'a actuellement une production télévisée d'une telle qualité, à une telle quantité.



En est-il de même pour les séries européennes ?


Oui et non.






Pourquoi ?


D'abord, les modes de productions des séries en Europe varient grandement d'un pays à l'autre. Considérer les séries européennes dans leur globalité n'a pas tellement de sens. Les séries anglaises (Dr Who, Robin Hood, Mi-5) malgré des moyens et un nombre plus réduits sont très comparables dans leur mode de production aux séries américaines. Alors que les séries françaises sont différentes à la fois dans leur forme et dans leur mode de production - bien qu'elles puissent bénéficier de moyens financiers comparables.





Atouts et Faiblesses ?

Il m'est pour l'instant impossible de parler globalement des atouts et faiblesses des séries européennes alors que les modes de production et donc les moyens même de création diffèrent radicalement selon les pays.

Pensez-vous que les séries américaines aient subi une influence post 11 septembre ? Si oui, donnez des exemples.



Que les séries aient intégré les éléments quotidiens des américains depuis le 11 septembre 2001 est évident. Bien sûr, de nombreuses séries font références au 11 septembre (Rescue Me , FBI porté disparu dans un épisode, Battlestar Galactica qui décrit une attaque globale et traumatisante) ou à ses conséquences (les excès du Patriot Act dans Prison Break et dans la plupart des séries policières, les tortures à Guantanamo dans Criminal Minds , la responsabilité des américains dans les excès du régime irakiens dans Lost, la guerre d'Irak elle-même dans Over There, le fait de lancer une guerre sous de faux prétexte dans 24, etc.) La plupart des séries citées sont des séries post-11 septembre. Ce n'est donc pas tant une influence, je dirais, qu'un état de fait...




Selon-vous, qu'est-ce que le rêve américain ?


Le rêve américain est traditionnellement défini comme la possibilité pour chaque individu d'avoir la chance de réaliser son but (généralement sous-entendu comme financier) aux USA s'il travaille assez pour y arriver et s'il ne se décourage jamais. Mais le rêve américain a été largement critiqué et transformé depuis les années soixante, et aujourd'hui, il est difficile d'y croire aveuglément ou de le limiter au seul aspect financier.

De mon point de vue, le rêve américain est protéiforme. C'est un mythe, et donc un vecteur formidable pour raconter des histoires, que ce soit pour en explorer le versant sombre ou l'aspect le plus noble...



Maintenant, j'ai des doutes quand au fait que
1° ce rêve soit spécifiquement américain,
2° qu'il y ait une justice immanente pour récompenser celui qui travaille dur et ne perd pas courage.
D'un autre côté, il est utile de rappeler que celui qui ne travaille pas et perd courage n'atteindra probablement jamais ses buts…
(Sauf s'il hérite, évidemment…)

Blague à part, ce qui importe, c'est plus le fait que les USA ont, par ce biais, défini en grande partie leur identité commune, de même que leurs divergences internes, par les interprétations diverses du rêve américain, des plus idéalistes aux plus cyniques.
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:21

Du point de vue des créateurs et producteurs, pensez-vous que les séries américaines exposent des thématiques qui se veulent universelles ou qu'elles sont le fruit de projections du rêve américain?


Il est absolument impossible de généraliser sur ce point.
De plus, je crois que l'universalité d'une œuvre n'exclut pas le moins du monde qu'elle soit le fruit de la projection d'une valeur ou d'un mythe particulier à son époque et à son pays. Au contraire…




Pourquoi ?


On ne peut généraliser parce que les séries américaines sont avant tout l'expression des individualités qui les conçoivent, même si elles sont écrites en grande partie par des collectifs d'auteurs, elle restent soumises à la vision du Showrunner. Et ceux-ci ont des opinions et des thématiques qui sont aussi variées et personnelles que pour n'importe quel autre médium. Généraliser ici serait prendre le problème par le mauvais bout de la lorgnette. Toute tentative visant à chercher une thématique globale et unifiée dans une production nationale me semble artificielle quel que soit le médium. Ce qui compte, c'est la particularité thématique de chaque série, qu'il est uniquement possible de les regrouper à fins de comparaisons au cas par cas…

On remarquera par ailleurs, que le motif narratif "un héros parvient à son but malgré les obstacles mis sur sa route" qui correspondrait au rêve américain en tant que mythe n'est en lui-même pas spécifiquement américain. On le trouve déjà dans l'Odyssée, et dans tout un pan de la littérature française (chez Dumas, Theophile Gauthier, etc.) Ce motif narratif ne doit pas être confondu avec une défense des valeurs américaines, ni avec une thématique.






Nombreuses sont les séries majeures qu'il n'est absolument pas pertinent de rattacher dans leur ensemble à la thématique du rêve américain : Lost, Friends, Buffy, Six Feet Under, House, MASH…




D'un point de vue de téléspectateur européen, pensez-vous que la diffusion de ces séries ont pour effet d'alimenter notre vision du rêve américain


Je ne sais pas.
D'une part, je n'ai pas un point de vue de "téléspectateur européen". L'Europe, je suis pour, mais avant d'être européen ou français ou quoique ce soit, je parle avant tout des séries d'un point de vue individuel. Laissons l'expression collective aux porte-paroles. Je n'ai aucune légitimité pour parler au nom des spectateurs européens, donc je ne parle ici qu'en mon nom.


Les séries que j'ai vues (et j'en ai vu beaucoup) ne me semblent pas tellement montrer ce qu'il y a de positif dans le rêve américain.

Quelques exemples parmi les séries qui peuvent être considéré comme traitant le rêve américain parmi leurs thèmes principaux :

• Malcolm in the Middle montre la difficulté d'être pauvre et impopulaire aux USA et rappelle constamment le droit qu'a chacun de trouver le bonheur sans avoir d'ambition.

Prison Break montre que l'Amérique comme une prison ou les classes moyennes et les pauvres sont écrasés par les intérêts des classes dirigeantes et ou le fait de vouloir atteindre son but nécessite de produire des dégâts collatéraux.

Mad Men montre l'Amérique "glorieuse" du début des années 60… mais ou tout le monde est déprimé malgré la richesse et la façade de réussite. Une Amérique qui est en train de construire le monde d'aujourd'hui…

Soprano montre le rêve américain incarné par un mafieux dépressif.

Deadwood montre que le rêve américain est né dans la boue et la violence.

On pourrait croire que toutes ces séries ne montrent que l'aspect négatif du rêve américain, mais en réalité, en même temps qu'une critique elle en offre souvent aussi une redéfinition et une exploration des aspects positifs. La fin de Malcolm ne nous dit-elle pas que Malcolm pourrait bien un jour être président des USA et représenter ainsi vraiment ceux qui n'ont pas la parole ? Prison Break ne nous montre-t-elle pas le triomphe de la volonté et de la détermination ?
Bref l'intérêt narratif du rêve américain, c'est que comme tout idéal, son exploration nécessite une certaine complexité thématique. Qu'on pense à l'idéal chevaleresque au moyen-âge qui était magnifié autant que critiqué et parfois même tourné en dérision dans les romans des troubadours...




(…) et qu'elles ont une grande influence sur notre façon de voir les USA ?


Oui, mais pas seulement. Elles influencent aussi la façon que nous avons de voir notre propre pays, notre propre système. La plupart des critiques politiques ou systémiques que les auteurs US font sur leur pays sont tout à fait transposables dans les autres démocraties occidentales... Et bien entendu, les vérités humaines sous-jacentes sont, quant à elles, universelles.

Pourquoi ?


Parce que toute œuvre artistique qui conquiert un large public donne la curiosité du peuple qui l'a enfantée. Combien d'étrangers ont appris le français grâce à Victor Hugo ou Voltaire ? (Et combien d'auteurs francophones contemporains pourraient accomplir le même exploit ?) Normal que les USA fascinent grâce à leur cinéma, et à leur séries, tant leur réussite, leur variété et leur maîtrise sont éclatantes dans ces deux domaines. Par ailleurs les critiques les plus sévères des USA sont souvent faites par des américains eux-mêmes et les séries sont souvent vecteur de telles critiques…


D'après vous, quelle série (ou genre) reflète le plus le rêve américain ?


Aucune en particulier. Chaque série qui traite du rêve américain le fait à sa façon, que ce soit pour célébrer ses aspects positifs ou critiquer ses effets néfastes, ou simplement pour soutenir qu'il n'est pas appliqué ou applicable. Je ne saurais donc dire que l'une reflète un rêve (par essence protéiforme) plus qu'une autre. Le rêve américain est reflété par l'ensemble des séries et des œuvres qui en parlent, puisque l'ensemble de ses œuvres offre une variété d'interprétation et de vision de ce rêve...
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:21

VI.Statistiques





Par curiosité, j’ai réalisé des estimations sur 106 personnes toutes issues de milieux différents et même de 2 pays différents (France et Belgique), ces questionnaires ayant étés distribués au hasard à l’école, sur Internet et en passant de main en main par-ci par-là, j’ai réuni un échantillonnage suffisamment diversifié. Cependant, il a été distribué à une majorité d’individus entre 14 et 18 ans (57 questionnaires), et à 49 personnes adultes, dont 19 sont âgées de plus de 30 ans. Le but de ce questionnaire était de démontrer si oui ou non les séries américaines ont un impact sur les gens qui les regardent, et combien de personnes en regardent sur un certain pourcentage. Voici le questionnaire en question :



Regardez-Vous des séries américaines ? oui - non

Si oui, combien approximativement ?

è Plus de 5

è 2 ou 3

è 1 seule sérieusement

è Sur le tas

è Autre (préciser)



A quelle fréquence ?

è Toutes les semaines

è Tous les jours

è Quand j’ai le temps

è Quand je m’ennuie

è Autre (préciser)



Regardez-vous également des séries européennes ? oui - non

Si oui, de quelle nationalité ?

è Françaises

è Allemandes

è Britanniques

è Belges

è Autres (préciser)



Et à quelle fréquence ?

è Toutes les semaines

è Tous les jours

è Quand j’ai le temps

è Quand je m’ennuie

è Autre(préciser)



Par quel moyen regardez-vous vos séries ?

è la télévision

èle net (en téléchargement)

è En DVD

è le net (en streaming)

è Autre (préciser)



Vous informez-vous de l’actualité des séries ?

Si oui, par quel moyen ?

è Magazine spécialisé

è Internet

è TV

è Autre (préciser)



En quelle langue regardez-vous vos séries ?

è En Français

è VO sous-titrée

è VO sans sous-titres

è Autre (préciser)



Quelle langue parlez-vous le mieux (après le Français) ?

èNéerlandais

è Espagnol

èAnglais

è Allemand

è Autre (préciser)



Quel Pays rêveriez-vous de visiter ?

Quel Pays visitez-vous le plus souvent(ceci excluant le pays où vous habitez) ?





Les réponses étant à choix multiples et très diverses, je ne pourrai pas émettre de chiffres analysés de façon scientifique, je me contenterai donc de vous faire part de mes constatations et de ce que j’en déduis par conséquent.



· A la première question posée « Regardez-vous des séries américaines ? », une très grande majorité répond que oui, et je me permets ici de l’exprimer en chiffres : 10 personnes seulement disent ne pas regarder de séries, dont 7 sont âgés de plus de 30 ans. Les personnes visionnant des séries américaines en regardent soit entre 2 et 3, soit plus de 5.



· A peu près la moitié de l’échantillonnage regarde également des séries européennes (françaises et britanniques), mais sur le tas, et pas régulièrement. Seule 5 ou 6 personnes affirment regarder des séries européennes toutes les semaines.



· Les personnes regardant entre 3 ou moins de séries les regardent par la télévision, les personnes en regardant plus le font par la télévision et le téléchargement illégal.



· Etant donné que la plupart des personnes regardent leurs séries à la télévision, ils les regardent en français, mais étonnamment, les moins de 18 ans ont tendance à les regarder en VO sous titrée plus qu’en français, et presque tous affirment que la langue qu’ils parlent le mieux après le français est l’anglais, une seule personne ayant dit le néerlandais, et 3 autres l’espagnol.



· Quand je demande à la fin du questionnaire quel pays ils rêveraient de visiter, je reçois des réponses très différentes, et les USA ne reviennent pas plus souvent qu’un autre endroit. Le seul point commun entre ces pays étant leur éloignement par rapport à notre continent (Australie, Japon, USA, Pérou, Inde … …)



Il est clair qu’une majorité de personnes regarde des séries américaines, et même si les personnes plus âgées sont moins tentées, plus de la moitié d’entre elles l’emporte quand même. Si les séries sont majoritairement regardées en français, les individus ayant entre 14 et 18 ans regardent plus les séries en anglais, ce qui prouve qu’ils sont peut être plus fascinés ou intéressés par les séries que des personnes plus adultes, qui se contentent de ce que la télévision leur offre.

Bien que l’anglais soit la langue la plus parlée, les USA ne sont pas vus comme un pays de rêve, et donc je pense être en mesure d’affirmer que si les séries ont une influence sur leurs téléspectateurs, elles ne vendent pas forcément du rêve, mais elles ne laissent cependant pas le public froid à la culture anglophone et à sa langue.

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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:22

VII.Conclusion





During my TFH, I tried my best to answer my question: “Do series praise the American culture across the world?”, studying the evolution of series and the way they work here and in the States.



My conclusion: Yes and no. Yes because series are made for the American people, and, consequently, they are made of American culture, and “no”, because ‘pride’ is not the main purpose of the channels : they adapted their products to the needs of their audience to make profit, money being of course the first reason, more than imposing a culture and a way of thinking and behaving.



In the history section, I spoke about decades and I think this is – like I said in the introduction – the most important and significant part of my work when it comes to understanding how and why this or that kind of series was born. After I wrote this section, it seemed more than obvious that each series was only the result of thoughts and expectations of a time. Though, series have revealed to be an extraordinary loyalty tool, and consequently, they offer opportunities to make people think more than cinema, and that’s what we began to understand in the nineties. The audience wants reflexion, astonishment and shock, and consequently, for economic reasons it became the main purpose of the channels and networks. Little by little, series became a creativity and speech tool. The limits of the little screen are expanding so slowly that it’s difficult to see the incredible evolution and changes that the series have been through.



There are so many other questions we could try to answer too : do we have to worry about the influence and the place that series take in our society? Are series going to be seen as an art, or stay in the limits of American culture, only considered as a mass product? Is it possible to say that series are “mass art” after all?

Until now, they’ve been considered as typically American because of their success based on their economic interest, but they have this paradoxical power to denounce certain operations of society as never before. Series are representative of our globalisation climate. They are a universal voice, based on consumption and capitalism: The less profitable series are smashed, no matter whether they’re good or not. This way to work is in opposition with the perception that we have of art. Art mustn’t be based on its success, but on the artist’s job, it has to deserve its place and it has to be accessible to a certain elite. How can a thing set up on such commercial bases ever have access to the statute of Art?

Are the series, the image of so many things in the USA, a product of consumption without spirit and soul? I don’t think so…

I think American series are the reflection of the worst and the best of a neo-liberal society, a great creativity in a spiral of sad constraints.











VIII. Sources





Bibliographie :

- CLUZEL Jean, La télévision a-t-elle tué le cinéma ?, Chevilly-Larue, Presses Universitaires de France - PUF, Cahiers de Sciences Morales et Politiques, 2005.

- LECHERBONNIER Bernard, La télévision, c’est l’art nouveau. Le téléfilm européen face au défi américain, Paris, La Découverte, Cahiers Libres, 1999.

- BENASSI Stéphane, Séries et feuilletons TV : Pour une typologie des fictions télévisuelles, Liège, Editions du Céfal, Grand écran petit écran, 2000.

- PARACUELLOS Jean-Charles, La télévision, Clefs d’une économie invisible, Paris, collection les études de la documentation française, 1993.

- GODEAUX Bernard, Syllabus de communication, Fictions télévisuelles et téléfilms, Editions du Céfal.

- WINCKLER Martin, Les miroirs obscurs : Grandes séries américaines d'aujourd'hui, Paris,Au Diable Vauvert, Collection DOC, 2005.

- WINCKLER Martin, Les Miroirs de la vie : Histoire des séries américaines, Paris, Le Passage, collection essai, 2002.

- WINCKLER Martin – PETIT Christophe, Les séries télé, Paris, Larousse, guide totem, 1999.



« Internet » :

http://histv2.free.fr/cadrehistv.htm

http://www.mztv.com

http://www.tvhistory.tv/

http://www.a-suivre.org/annuseries

http://www.allocine.fr



Autres :

- Documentaire Envoyé spécial – Séries en série, 2007.

- Documentaire ARTE - Hollywood le règne des séries, 23 septembre 2005.

- Les séries télévisées américaines, miroir d'une société malmenée, article de Laurent LARCHER, journal la-Croix, 28/09/2007.

- Les séries américaines des fictions engagées, article de Martin WINCKLER dans le monde diplomatique, juillet 2006.
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:22

IX. Annexes









  • 7 à la maison (1996 – 2007): Série dramatique familiale contant la vie de la famille Camden, dont le père est pasteur.
  • 24 h chrono: Série d’action et d’espionnage. Agent d’une cellule antiterroriste, Jack Bauer doit faire face à de nombreux attentats. Chaque épisode de la série est un vrai concentré d’action et la fiction se déroule en temps réel.
  • A la Maison Blanche(1996 – 2006): Cette série politique nous dévoile les coulisses du pouvoir américain au siége de l'exécutif : l'aile ouest de la Maison Blanche. Le président Jed Bartlet est entouré d'une équipe qui le suit depuis sa campagne présidentielle.
  • Aaron Spelling : Aaron Spelling est l’un des plus grands producteurs de séries, et particulièrement de séries des années 70. Il a produit entre autres des fictions telles que « Starsky et Hutch », « Beverly Hills 90210 », « Drôles de dames », « Charmed »…
  • Agence tous risques, L’(1983 – 1987): En 1972, une unité de commando est envoyée en prison à la suite d'un crime qu'elle n'avait pas commis. Ces hommes s'évadèrent rapidement de leur prison, et créent l’agence tous risques pour gagner leur croûte en tant que soldats de fortune.
  • Alain Carrazé : Alain Carrazé est considéré comme le spécialiste français des séries par excellence. Il a écrit de nombreux livres et est entre autres éditeur d’un magazine sur les séries TV appelé « Episodik »
  • Alias (2001 – 2006) : Série d’action et d’espionnage. Sydney Bristow est agent secret et doit faire face à trahison sur trahison de la part des personnes qui l’entourent.
  • Alfred Hitchcock Présente (1955 – 1962) : Série d’anthologie policière présentée par le célèbre réalisateur Alfred Hitchcock.
  • All in the family (1971 – 1979) : Sitcom familiale. Les aventures familiales d'Archie Bunker, père de famille conservateur, sans cesse confronté aux évolutions de la société et de ses proches.
  • Angel (1999 – 2004): Série fantastique. Après avoir quitté Sunnydale, Angel, un vampire avec une âme, s’établit à Los Angeles et ouvre une agence de détectives paranormaux.
  • Angela 15 ans (1994 – 1995) : Série dramatique pour ados. Angela a 15 ans, et en pleine crise d’adolescence, elle partage son monde avec nous à travers son journal intime.
  • Au delà du réel (1963 – 1965) : Anthologie de science fiction.
  • Arabesque (1984 – 1996) : Jessica Fletcher, ancien professeur d'anglais et écrivain de romans policiers à succès aide son ami le shérif à résoudre les meurtres qui se passent à Cabot Cove.
  • Babylon 5 (1993 – 1999) : Babylon 5 est une station spatiale se situant dans un espace neutre. Fondée à la suite de la guerre entre les Humains et les Minbaris, elle a pour objectif d'aider au maintien de la paix en permettant aux différentes races peuplant la galaxie de mieux se connaître.
  • Belphégor (1965 – 1965) : Andre Bellegarde cherche à percer une étrange affaire : un fantôme hanterait les couloirs du Louvre la nuit.
  • Bernard Lecherbonnier : Auteur de plusieurs livres traitant surtout de la langue française et de la littérature et également d’un bouquin sur les séries télévisées, « La télévision, c’est l’art nouveau. »
  • Bones (2005 - ????) : Temperance Brennan dirige le laboratoire d'anthropologie légiste au Jeffersonian Institute à Washington, D.C. Le FBI fait appel à elle en raison de son expertise pour découvrir les raisons d'une mort lorsqu'ils découvrent un squelette. Son lien avec le FBI est Seeley Booth, un ancien sniper.
  • Buffy contre les vampires (1997 – 2003) : Série fantastique. A chaque génération une Tueuse est désignée. Une fille, une seule, de part le monde, née avec la force et la technique pour combattre les vampires et autres créatures démoniaques, et empêcher la Bouche de l'enfer de s'ouvrir et de nous engloutir tous. Seule, où avec ses amis, elle a sauvé le monde pendant 7 ans. Découvrez Buffy, une fille qui, malgré ses pouvoirs, et son statut de super-héroïne, reste humaine avant tout et nous ressemble beaucoup.
  • Chapeau melon et bottes de cuire (1961 – 1969) : Série d’espionnage et fantastique contant les aventures de John Steed un agent secret au service de sa Majesté, et de sa charmante partenaire, Emma Peel.
  • Cheyenne (1995 – 1962) : Les aventures de Cheyenne Bodie, cow-boy solitaire élevé par une tribu cheyenne.
  • Chips (1977 – 1983) : Série policière contant les aventures des officiers Poncherello et Jon Baker, occupés à faire régner l’ordre sur les routes.
  • Columbo (1968 – 2003) : Série policière de 12 saisons. L’inspecteur Columbo, malgré son apparence inoffensive est un étonnant enquêteur et un observateur hors-pair.
  • Cosby Show, Le (1984 – 1992) : Sitcom familiale. Bill Cosby, gynécologue et père de famille atypique vit le quotidien avec drôlerie et humour....
  • Croisière s’amuse, La (1976 – 1980) : Le commandant Stubbing et son équipe accueillent chaque semaine des passagers sur leur navire de croisière.
  • Daktari (1966 – 1969) : Le Dr. Marsh Tracy, aidé de sa fille Paula et des membres de son centre de soins, s'applique à sauver la faune et la flore de la savane africaine.
  • Dallas (1978 – 1991) : Soap de soirée racontant la vie d’une riche famille du Texas, les Ewing.
  • David Lynch : David Lynch est un cinéaste américain à qui l’on doit les très surréalistes et oniriques « Lost Highway », « Mulholland Drive », « Inland Empire », « Twin Peaks », et bien d’autres films. Il est également photographe et peintre.
  • Desperate Housewives (2004 - ????) : Comédie dramatique. Mary-Alice, une femme au foyer comblée a subitement décidé de mettre fin à ces jours. Ce drame bouleverse tout le quartier et intrigue les amies de la défunte, qui vont à elle 4 tenter de percer ce mystère, mais ce n’est pas la seule histoire sombre et sordide que cache Wisteria Lane.
  • Drôles de dames (1976 – 1981) :« Il était une fois trois filles superbes, qui avaient décidé de s'engager dans la police. Mais on les avait cantonnées dans des travaux bien peu passionnants. Alors lui, Charlie, les a engagées pour diverses enquêtes policières, et il ne le regrette pas, car ce sont vraiment de Drôles de Dames ! »
  • Dragnet (1951 – 1959) : Les enquêtes du Sergent Joe Friday de la police de Los Angeles.
  • Dynastie (1981 – 1989) : Soap de soirée. Blake Carrington est un magnat du pétrole, qui dirige son empire avec force.
  • Eureka (2006 - ????) : Série de science-fiction. Eureka est une petite ville du nord ouest des Etats-Unis tout ce qu'il y a de paisible… en apparence. Elle est en réalité peuplée de génies scientifiques et de leurs familles, dont l'imagination technologique est sans limite.
  • Experts, Les (2000 - ????) : Série de police scientifique. Gil Grissom, responsable de l'équipe de nuit, est un entomologiste reconnu. Il dirige avec poigne une fine équipe composée de : Catherine Willows, ex danseuse exotique reconvertie dans la police scientifique, Nick Stokes, Playboy à ses heures mais brillant investigateur, Warrick Brown, efficace mais possède une passion immodérée pour le jeu et enfin Sara Siddle, dernière arrivée dans l'équipe, excellente scientifique à la langue acérée.
  • Frasier (1993 – 2004) : Sitcom. Frasier suit les aventures loufoques de Frasier Crane et de sa famille.
  • Frères Scott, Les (2003 - ????) : Comédie dramatique pour ados. Lucas et Nathan Scott sont frères et pourtant ils ne se connaissent pas. Nés du même père mais de mère différente ils ont grandit chacun dans la haine de l’autre. Ils ont cependant une chose en commun : le basket.
  • Friends (1994 – 2004) : Cette sitcom nous plonge dans la vie de 6 jeunes célibataires New-Yorkais.
  • Flipper (1964 – 1967) : Les aventures des jeunes Sandy, Bud et de leur dauphin favori, Flipper.
  • Gossip Girl (2007 - ????) : Série pour ados. Les aventures d'un groupe d'adolescents issus de la haute société de Manhattan, centrées autour de Blair Waldorf dont la popularité est menacée par le retour de Serena van der Woodsen, son ancienne rivale.
  • Grey’s Anatomy (2005 - ????) : Série Médicale dramatique qui suit le parcours de 5 internes en chirurgie et de leurs titulaires.
  • Heroes (2006 - ????) : Science fiction, fantastique. Partout dans le monde, des gens investis de super-pouvoirs se réveillent. Ils sont les derniers chaînons de l’évolution humaine, ce sont des héros.
  • Highlander (1992 –1996): Se basant sur le film "Highlander », la série reprend le thème des immortels, devant lutter entre eux jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Le personnage principal est un autre membre du clan MacLeod, Duncan.
  • Jean Cluzel : Jean Cluzel est un homme politique et un entrepreneur français. Son parcours politique est particulièrement marqué par les questions liées à l'audiovisuel.
  • Joss Whedon : Réalisateur, producteur, scénariste de cinéma et de télévision particulièrement apprécié dans le milieu des séries télévisées pour ses créations : « Buffy contre les vampires », « Angel », « Firefly », et prochainement (rentrée 2008), « Dollhouse ».
  • Kojak (1973 – 1978): Le Lieutenant Théo Kojak du Département de police de la ville de New-York est le personnage principal de cette populaire série policière des années 70. C'est un policier sévère et terriblement efficace, mais aussi très charmant avec les dames.
  • L World, The (2004 - ????) : Série qui décrit la vie et les amours d’un groupe de femmes lesbiennes et bisexuelles.
  • Laurent Larcher : Laurent Larcher est diplômé de l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Après avoir été professeur d'histoire dans un collège de banlieue et photo-reporter free lance pendant sept ans (Prix Catholic Press Award, 2005), il est actuellement journaliste au magazine « Le Pèlerin ».
  • Lost (2004 - ????) : Les survivants d’un crash d’avion se retrouvent seuls sur une île déserte, mystérieuse et effrayante.
  • M.A.S.H (1972 – 1983): Sitcom sur la guerre. Adaptée du film du même nom, la série suit les aventures d'un hôpital militaire mobile pendant la guerre de Corée.
  • Mark Frost: Mark Frost est un romancier américain, scénariste pour le cinéma et la télévision.
  • Martin Winckler: Marc Zaffran est un médecin français connu sous le pseudonyme de Martin Winckler comme écrivain. Il est l’auteur de plusieurs livres sur les séries américaines, dont il est passionné.
  • Maude (1972 – 1978) : Sitcom.Maude Findlay est une quarantenaire libérale et active, qui mène sa petite famille recomposée à la baguette.










































1 Médiamétrie : Société française de mesure d’audience des médias audiovisuels et interactifs.


1 Paroles de David Simon, le réalisateur de la série lors d’une interview pour le documentaire Envoyé special “series en série”


2 Sarah Michelle Gellar l’interprète de Buffy en parlant de Joss Whedon, le créateur de la série.
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MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 19:23

  • My name is Earl (2005 - ????) : Sitcom. Earl est un looser, un voleur de seconde zone. Mais un jour, une révélation lui apparaît. Si sa vie est aussi déplorable, c'est parce qu'il a un mauvais karma. Dès lors, il se met en tête de réparer toutes ses mauvaises actions afin d'améliorer sa vie et celles des personnes
  • Nip/Tuck (2003 - ????) : Série dramatique. Christian Troy et Sean McNamara dirigent un cabinet de chirurgie esthétique peu conventionnel à Miami.
  • Numb3rs (2005 - ????) : Police scientifique. Don Eppes dirige une équipe au FBI dans la région de Los Angeles, il est entouré de Terry Lake et David Sinclair. Son frère est un mathématicien hors pair. Alors que Don passe en vitesse avec des documents chez son père pour prendre une douche, Charlie regarde et pense qu'il peut créer un programme trouvant par les mathématiques les zones chaudes ou point d'origine des meurtres.
  • Oz (1997 – 2003) : Série dramatique se déroulant dans un pénitencier de haute sécurité qu’on appelle Emerald City. Bienvenue à « Oz ».
  • Prison Break (2005 - ????) : Série d’action. Lincoln Burrows est condamné à mort malgré son innocence. Micheal Scofield, le frère de Lincoln est prêt à tout pour lui éviter la peine de mort, même se faire enfermer pour pouvoir évader son frère.
  • Pour l’amour du risque (1979 – 1996): Série d’aventure de 5 saisons. Jonathan Hart rencontre une jeune femme lors d'un voyage. Ils tombent amoureux et d'épisode en épisode, ils doivent déjouer toutes sortes de crimes ou de complots.
  • Prince de Bel Air, Le (1990 – 1996) : Sitcom. Sur les conseils de sa mère, Will, un adolescent de 20 ans, quitte une zone à risque de Philadelphie pour s’installer chez sa tante et son oncle (les Banks) à Los Angeles, afin d’avoir de meilleures chances de réussites dans la vie. Les Banks viennent d’un milieu modeste, ce qui n’est pas le cas de leurs 3 enfants, habitués à un train de vie aisé.
  • Prisonnier, Le (1967 – 1968) : Série feuilleton extrêmement courte et mystérieusement qui raconte l’histoire d’un agent secret qui, après avoir démissionné, se retrouve enfermé dans un endroit du nom de « Village ». Le numéro 6, comme il est appelé essayera de s’échapper de nombreuses fois, et la phrase « Je ne suis pas un numéro » reste l’une des citations de télévision les plus connues.
  • Quatrième dimension, La (1959 – 1964) : Anthologie Fantastique.
  • Queer as Folk (1999 – 2005) : Brian, Michael, Emmett et Ted sont quatre amis trentenaires qui passent le plus clair de leur temps à sortir et à draguer sur Liberty Avenue, la grande artère gay de Pittsburgh. Chacun d'entre eux assume à sa manière son homosexualité. L'arrivée dans ce petit cercle de l'ingénu Justin va bouleverser l'ordre établi et contraindre chacun à se remettre en question...
  • Rescue me (2004 - ????) : Tommy Gavin est pompier à New-York, il fait parti du fameux FDNY (Firefighting Deparment of New York). Tommy est un homme désillusionné, entre les apparitions des fantômes de son cousin Jimmy, mort lors du 11 septembre 2001, son alcoolisme, son divorce, Tommy patauge et se débat pour faire son travail tant bien que mal. La vie après Ground Zero est loin d'être facile pour lui, comme pour le reste de son équipe.
  • Rocambole : Ce « feuilleton » relate les aventures de Rocambole, voyou repenti devenu justicier en marge de la société.
  • Rois Maudits, Les (1972 – 1972) : Mini série adaptée de l’œuvre de Maurice Druon.
  • Roots (1977 – 1979) : Deux mini séries d'exception (la première de 6 épisodes en 1977, la seconde de 7 épisodes en 1979), relatant l'histoire vraie, sur sept générations, de la famille de l'écrivain Alex Haley, dont les ancêtres africains ont été vendus comme esclave aux Etats-Unis.
  • Roseanne(1988 – 1997) : Sitcom déjantée autour de la famille de Roseanne, famille d'américains moyens.
  • Roswell (1999 – 2002) : Série de science-fiction pour ados.En 1947, un ovni s'écrase près de la petite ville de Roswell, Nouveau Mexique. 1989, trois enfants Isabel, Max et Micheal, âgés de 6 ans, qui ont survécu au crash, sortent des incubateurs. Ils sont adoptés et grandissent paisiblement tout en gardant précieusement le secret de leurs origines.
  • Saint, Le (1962 – 1969) : Série d’aventure britannique. Simon Templar est un homme que l'on engage pour aider le pauvre et l'orphelin.
  • Sarah Connor Chronicles, The (2008 - ????) : Quelques années après la dernière tentative d'assassinat par un terminator, John et Sarah Connor ont refait leur vie. Mais tout recommence et ils doivent se cacher à nouveau en changeant d'identité. Un terminator a été de nouveau envoyé et ils doivent tout faire pour survivre.
  • Scrubs (2001 – 2008) : Sitcom médicale. J.D., Elliot et Turk arrivent en tant que jeunes internes au Sacred Heart Hospital. La sitcom douce et amère suit les méandres de leurs aventures avec toujours en voix-off J.D. donnant le ton et le thème de chaque épisode.
  • Seinfeld (1989 – 1998) : Jerry Seinfeld ouvre chaque épisode sur scène en parlant de quelque chose qui lui est arrivé et l'épisode ne fait que reprendre l'absurdité de la situation présentée.
  • Sex and the city (1998 – 2004) : Comédie dramatique racontant la vie (sexuelle) de 4 trentenaires new-yorkaises.
  • Six Feet Under (2001 – 2005) : Série dramatique traitant de la mort à travers la famille Fisher, qui tiennent une entreprise de pompes funèbres.
  • Smallville (2001 - ????) : Série de science fiction racontant la jeunesse de Superman à Smallville.
  • Sopranos, Les (1999 – 2007) : L'histoire commence lorsque Tony Soprano, un des "kapos" de la mafia du new Jersey, se sent attaqué par des crises d'angoisse et commence à se confier à une psy, le docteur Melfy.
  • Star Trek (1996 – 1999) : Série de science fiction. Le vaisseau galactique Enterprise et son équipage multiculturel hors-normes parcours des galaxies inconnues à la recherche de nouvelles formes de vie.
  • Star Trek the next generation (1987 – 2004) : Cette série est la première dérive de la série originale et raconte les aventures de la nouvelle génération d’explorateurs à embarquer sur l’Enterprise.
  • Stargate Atlantis (2004 - ????) : Série de science fiction dérivée de Stargate SG1. Après la découverte du site des Anciens en Antartique et la découverte de l'adresse de leur planète qui se trouve dans le système de Pegasus par le Docteur Jackson, une équipe internationale de scientifiques est envoyée sur Atlantis sous la houlette du Docteur Elizabeth Weir et du Major Sheppard pour un voyage sans retour.
  • Stargate SG1 (1997 – 2007) : Série de science fiction adaptée du film « Stargate ». La porte des étoile, découverte en Egypte, mène vers d’autres univers. L’équipe SG-1 est l’un des groupes d’exploration chargés de découvrir de nouvelles formes de vies et de nouvelles panètes.
  • Starsky et Hutch (1975 – 1979) : Série policière contant le combat des détectives Starsky et Hutchinson contre le crime.
  • Sur Écoute (2002 - ????) : Série policière se déroulant à Baltimore, avec pour toile de fond, l'univers de la drogue côté dealers et junkies, la politique et la corruption au niveau municipal, la déchéance du monde ouvrier, l'échec de l'insertion des jeunes dans le système scolaire et le difficile travail d'investigation des forces de l'ordre.
  • Twin Peaks(1990 – 1991) : La tranquillité apparente de Twin Peaks, une petite ville de province, est troublée le jour où l'on retrouve le cadavre de Laura Palmer, le corps nu enveloppé dans du plastique. Dépêché sur les lieux, l'agent du F.B.I. Dale Cooper va essayer de percer ses secrets et celui des habitants de la ville.
  • Urgences (1994 - ????) : Le quotidien des médecins, des infirmières et des malades du service des urgences du Cook County Hospital, à Chicago.
  • Xena la guerrière (1995 – 2001) : Série merveilleuse de 6 saisons. Xena a une grande part d'ombre en elle et n'hésite pas à trancher la gorge de ses ennemis. Ses actes passés n'ont pas été effacés et elle ne cesse de croiser les victimes de sa barbarie aveugle d'antan.
  • X-Files (1993 – 2003) : Science-fiction, fantastique. Les agents Mulder et Scully du FBI sont chargés des X Files, les dossiers non classés dont la plupart cachent des phénomènes très étranges.
  • Zorro (1957 – 1959) : Au début du 19ème siècle, la Californie est encore sous la coupe de la couronne d'Espagne. A son retour d'Europe, le jeune Don Diego de La Vega découvre un Los Angeles tyrannisé par le Commandant Monastorio et ses hommes. Il décide alors de devenir Zorro, le justicier masqué, et met ses talents de fin escrimeur et sa ruse au service de la justice et du peuple.

  • 1 Médiamétrie : Société française de mesure d’audience des médias audiovisuels et interactifs.


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    VOILA! si vous voulez poster, vous pouvez xD
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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Jeu 10 Avr - 23:30

    J'ai tout lu, c'était très bien :D

    Le fait d'avoir choisi le thème des séries-tv est très pertinent, il y a tellement de choses à dire sur le sujet que cela ne peut qu'être passionnant. Et puis plus encore que les années 60, je pense que l'on assiste actuellement à « l'âge d'or » de la série, et plus particulièrement de la série américaine.
    Pour répondre à la question « Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde ? », je dirais que oui, mais pas consciemment. Il est indéniable que les séries d'outre-Atlantique ont un succès énorme dans le monde entier mais, à mon humble avis, cela s'explique de manière très simple: il n'y a pas de concurrents viables !
    L'écart qualitatif entre les productions télévisuelles américaines et celles du reste du monde est tel qu'il n'y a pas vraiment de compétition. Les séries US sont d'excellente qualité (pas toutes, cela va de soi), abordent des sujets variés et touchent, par conséquent, un grand nombre de spectateurs et exposent donc ces mêmes personnes à la culture américaine.

    Mais quand je dis qu'elles n'exportent pas la culture consciemment, c'est simplement parce que je ne pense pas que le but premier des scénaristes et producteurs soit de « promouvoir » le rêve américain à travers le monde. Au contraire même, je pense que beaucoup de séries déconstruisent et analysent les modes de fonctionnement de la société américaine, et que c'est le seul pays (à ma connaissance) au monde qui fasse cela. Pour prendre un exemple que l'on connait bien, les séries françaises ne sont que des copies de séries américaines transposées dans le contexte hexagonal. Mais je ne connais pas de série française qui propose une réflexion sur quoique ce soit, « Plus belle la vie » c'est du soap pur et dur, « R.I.S. » c'est « C.S.I. » etc ...
    La seule série française originale et de qualité est, selon moi, « Kaamelott ». Alexandre Astier est visiblement passionné et très documenté sur son sujet et sa série est thématiquement intéressante tout en restant très divertissante.

    A partir de là c'est tout à fait logique que les téléspectateurs un tant soit peu exigeants se tournent vers les séries américaines qui, tout en restant divertissantes, permettent souvent de faire fonctionner cette partie du corps que Patrick LeLay vend au plus offrant lorqu'elle est disponible :D
    Les séries que tu cites en exemple confirment parfaitement mon propos, et plus particulièrement « The Wire ». C'est l'exemple type de la série qui décortique le moindre aspect de la vie aux Etats-Unis. Alors elle se concentre en particulier sur la ville de Baltimore mais l'on peut, évidemment, extrapoler le propos et l'appliquer à tout le pays. Les flics, la politique, les différentes classes sociales, l'éducation, les médias etc etc ... Ce sont tous ces aspects qui sont exposés dans « The Wire » mais sans jamais être barbant ou moralisateur.
    L'autre grand exemple c'est bien entendu « Battlestar Galactica » version 2000 qui, sous la surface « science-fictonnelle » du show, fait exactement la même chose que « The Wire » et décortique tous les aspects d'une société qui n'est pas américaine mais qui y est très facilement comparable.
    Même une série comme « Desperate Housewives », pourtant plus « mainstream », y va de sa petite critique sur l'Amérique puritaine des banlieues.

    Voilà, je pense donc que les séries U.S. questionnent le rêve américain plus qu'elles n'en font la promotion et, je me répète, c'est le seul pays à proposer cela à l'heure actuelle. Quels équivalents pour « The Wire », « Oz », « The West Wing » ou « Battlestar Galactica » dans le monde ? Aucuns !!

    Sinon une petite question et une petite remarque:
    - Quelles sont tes sources quand tu annonces une moyenne de 100 millions de téléspectateurs pour « Roots » ? Parce que ça me paraît énorme, et sur tous les sites que j'ai visités ils annoncent 36 millions de téléspectateurs ce qui en ferait la 3ème meilleure audience de série de tous les temps derrière l'épisode « Who shot JR? » de « Dallas » (42 millions) et le final de M.A.S.H. (50 millions).

    - Et pour la petite remarque c'était juste pour préciser que, plus qu'un pourcentage sur les ventes de DVD, c''était une rémunération sur le contenu diffusé en ligne que les scénaristes en grève demandaient.

    Voilà, c'est du bon boulot, merci à toi de nous l'avoir fait partager ;)


    Dernière édition par John Fitgerald Willis le Sam 10 Mai - 5:36, édité 2 fois
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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Ven 11 Avr - 18:08

    John Fitgerald Willis a écrit:


    Le fait d'avoir choisi le thème des séries-tv est très pertinent, il y a tellement de choses à dire sur le sujet que cela ne peut qu'être passionnant. Et puis plus encore que les années 60, je pense que l'on assiste actuellement à « l'âge d'or » de la série, et plus particulièrement de la série américaine.
    Pour répondre à la question « Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde ? », je dirais que oui, mais pas consciemment.

    Tout a fait et c'est d'ailleurs ce que je dis dans ma conclusion :D

    John Fitgerald Willis a écrit:

    Mais quand je dis qu'elles n'exportent pas la culture consciemment, c'est simplement parce que je ne pense pas que le but premier des scénaristes et producteurs soit de « promouvoir » le rêve américain à travers le monde.

    Et ce n'est pas non plus le but des chaines qui n'ont pour cible que le marché intérieur, et qui se servent du marché extérieur uniquement pour faire des bénéfices... tout cµn'est qu'une question de business!!

    John Fitgerald Willis a écrit:

    Sinon une petite question et une petite remarque:
    - Quelles sont tes sources quand tu annonces une moyenne de 100 millions de téléspectateurs pour « Roots » ? Parce que ça me paraît énorme, et sur tous les sites que j'ai visités ils annoncent 36 millions de téléspectateurs ce qui en ferait la 3ème meilleure audience de série de tous les temps derrière l'épisode « Who shot JR? » de « Dallas » (42 millions) et le final de M.A.S.H. (50 millions).

    Mes sources viennent uniquement de livres... et pour dallas moi j'ai des audiences de 80 millions.... enfin... j'irai vérifier un de ces jours parce que la...ca fait une grosse différence!

    John Fitgerald Willis a écrit:

    Voilà, c'est du bon boulot, merci à toi de nous l'avoir fait partagé ;)

    Merci beaucoup ca me fait plaisir que tu l'ai lue... ^^

    As-tu lu ma conclusion d'ailleurs? devrais-je la traduire en francais?
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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Ven 11 Avr - 18:26

    J'ai pas tout lu, loin de là, mais bravo Atalante, impressionnant!
    Tu es de noble extraction? :oops:
    edit: non, j'ai rien dit, je croyais que tu t'appelais "Athénée de Waha" :mrgreen:
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    John Fitgerald Willis
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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Ven 11 Avr - 18:58

    Atalante a écrit:
    As-tu lu ma conclusion d'ailleurs? devrais-je la traduire en francais?
    Je l'ai lu, je parle anglais donc la traduction ne m'est pas nécessaire, mais ce n'est peut-être pas le cas de tout le monde ici, donc si tu veux être lue par le plus grand nombre, tu devrais peut-être la traduire.

    Et quand tu parles de la "mondialisation" des séries, c'est de toute façon vrai, mais je ne pense pas qu'elles soient pensées dans ce sens.
    La plupart des séries sont typiquement américaines et traitent donc de thèmes ancrés dans la culture américaine. Si elles ont autant de succès à l'étranger, c'est encore une fois parce qu'il n'y a pas de concurrence.
    Je reste persuadé qu'une série française intelligente qui prendrait en compte le contexte socio-culturel français aurait autant, voir plus, de succès qu'une de ses homologues américaines.

    Maintenant il est vrai aussi que la culture américaine est la plus attrayante pour les européens, c'est une évidence.
    Les séries d'animation japonaise ont, par exemple, beaucoup moins de succès que les séries d'outre-Atlantique. Elles sont elles aussi totalement ancrées dans une culture, mais il se trouve que cette culture attire beaucoup les européens que la culture américaine bien qu'elle soit tout aussi fascinante.

    En tout cas c'est vraiment un sujet très intéressant à décortiquer, il faut profiter de cet âge d'or car je suis certain que dans quelques années, le business aura totalement pris le pas sur la créativité, comme d'habitude.
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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Sam 12 Avr - 16:01

    bronski a écrit:
    J'ai pas tout lu, loin de là, mais bravo Atalante, impressionnant!
    Tu es de noble extraction? :oops:
    edit: non, j'ai rien dit, je croyais que tu t'appelais "Athénée de Waha" :mrgreen:

    mais oui je suis de noble extraction, ma nonna était marquise... Giustinianni... ils ont une rue a leur nom à Venise xD
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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Sam 12 Avr - 16:13

    Citation :
    La plupart des séries sont typiquement américaines et traitent donc de thèmes ancrés dans la culture américaine. Si elles ont autant de succès à l'étranger, c'est encore une fois parce qu'il n'y a pas de concurrence.
    Je reste persuadé qu'une série française intelligente qui prendrait en compte le contexte socio-culturel français aurait autant, voir plus, de succès qu'une de ses homologues américaines.

    Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi... Je pense que si les séries américaines fonctionnent, c'est parce qu'elles sont multi-ethniques, sur le tournage, et dans leur thématique!
    Elles tiennent très bien compte de toute les différentes cultures qui sont représentées aux USA, et ca se vois très bien dans "The Wire"

    ATTENTION, je ne dis pas que la culture américaine n'apparait pas, elle est très prédominante, mais je pense que ce qui va intéresser un public peut etre plus avertis, c'est cette universalité, et cette façon de prendre en compte dans leur public des personnes de tous milieux sociaux et de toutes cultures...

    Citation :
    En tout cas c'est vraiment un sujet très intéressant à décortiquer, il faut profiter de cet âge d'or car je suis certain que dans quelques années, le business aura totalement pris le pas sur la créativité, comme d'habitude.

    Je suis plus optimiste que toi... je pense que quelques séries ressortent encore du lot et font avancer les séries vers des bases plus créatives et artistiques... Si ce n'est scénaristiquement, en tout cas techniquement (je donne l'exemple de la série supernatural qui n'est pas d'une grande originalité scénaristique, mais dont les images et l'esthétique sont exceptionnelles)

    Comme tu le dis, le business reprend souvent le pas sur la créativité, et particulièrement dans les séries de cette année ca c'est sentit... Personnellement il y a très peux de séries qui m'ont attirée cette année, mais il y en aura probablement l'année prochaine, et puisque la mode c'est d'étonner et de faire preuve d'une grande esthétique et d'une grande créativité, soit ils échouent, soit ils réussissent, mais c'est impossible de faire une overdose de créativité xD alors que les autres époques, ca concernait plus des genres en particuliers comme le western, la sitcom ou le soap de soirée..
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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Sam 12 Avr - 18:42

    Atalante a écrit:
    Je ne suis pas tout à fait d'accord avec toi... Je pense que si les séries américaines fonctionnent, c'est parce qu'elles sont multi-ethniques, sur le tournage, et dans leur thématique!
    Elles tiennent très bien compte de toute les différentes cultures qui sont représentées aux USA, et ca se vois très bien dans "The Wire"

    ATTENTION, je ne dis pas que la culture américaine n'apparait pas, elle est très prédominante, mais je pense que ce qui va intéresser un public peut etre plus avertis, c'est cette universalité, et cette façon de prendre en compte dans leur public des personnes de tous milieux sociaux et de toutes cultures...
    Que le cast, l'équipe technique et même les thèmes abordés soient multi-ethnique et traitent des différentes cultures présentes au sein des Etats-Unis c'est certain.
    Mais encore une fois elles ne le font QUE pour les populations représentatives du pays. Et "The Wire " en est d'ailleurs l'exemple le plus parfait puisqu'elle se concentre sur Baltimore sans jamais nous donner de point de vue extérieur. Je n'ai jamais vu quoi que ce soit qui me parle en tant que Français dans "The Wire".
    Mais cela ne rend le phénomène que plus passionnant, car je ne pense pas que les scénaristes ou les producteurs de la série conçoivent leurs séries dans un objectif international, et pourtant celles-ci cartonnent à l'étranger.

    Atalante a écrit:
    Je suis plus optimiste que toi... je pense que quelques séries ressortent encore du lot et font avancer les séries vers des bases plus créatives et artistiques... Si ce n'est scénaristiquement, en tout cas techniquement (je donne l'exemple de la série supernatural qui n'est pas d'une grande originalité scénaristique, mais dont les images et l'esthétique sont exceptionnelles)

    Comme tu le dis, le business reprend souvent le pas sur la créativité, et particulièrement dans les séries de cette année ca c'est sentit... Personnellement il y a très peux de séries qui m'ont attirée cette année, mais il y en aura probablement l'année prochaine, et puisque la mode c'est d'étonner et de faire preuve d'une grande esthétique et d'une grande créativité, soit ils échouent, soit ils réussissent, mais c'est impossible de faire une overdose de créativité xD alors que les autres époques, ca concernait plus des genres en particuliers comme le western, la sitcom ou le soap de soirée..
    J'espère que c'est toi qui aura raison, vraiment :D
    Mais j'en doute vraiment fortement, maintenant que les séries sont devenues une telle source de business, je pense que les shows comme "The Wire" ou "Battlestar Galactica" (qui se terminent d'ailleurs tous les deux cette année) vont avoir de plus en plus de mal survivre.
    Alors il restera toujours quelques séries qui sortiront du lot comme tu le dis, mais elles représenteront l'exception parce que la moindre petite baisse d'audience sera fatale.
    Et puis en plus de "BSG" et "The Wire", c'est aussi "The Shield" qui va se terminer, alors j'espère sincèrement qu'elles auront des successeurs digne de ce nom, mais j'en doute (je souhaite avoir tort de tout mon cœur :lol: ).
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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Sam 12 Avr - 19:29

    Citation :
    Que le cast, l'équipe technique et même les thèmes abordés soient multi-ethnique et traitent des différentes cultures présentes au sein des Etats-Unis c'est certain.
    Mais encore une fois elles ne le font QUE pour les populations représentatives du pays. Et "The Wire " en est d'ailleurs l'exemple le plus parfait puisqu'elle se concentre sur Baltimore sans jamais nous donner de point de vue extérieur. Je n'ai jamais vu quoi que ce soit qui me parle en tant que Français dans "The Wire".
    Mais cela ne rend le phénomène que plus passionnant, car je ne pense pas que les scénaristes ou les producteurs de la série conçoivent leurs séries dans un objectif international, et pourtant celles-ci cartonnent à l'étranger.

    Oui, peut etre que toi en tant que francais ca ne te parle pas, mais il y a des polonais par exemples...

    et la grosse différence avec les USA et l'Europe, c'est que nous avons des racines très profondes, et donc, c'est plus difficile pour un francais par exemple, de parler de sujets plus diversifiés ou moins "locaux" qu'aux USA...

    Citation :
    alors j'espère sincèrement qu'elles auront des successeurs digne de ce nom, mais j'en doute (je souhaite avoir tort de tout mon cœur :lol: ).

    Restons positifs, restons positifs... il ne faut pas aller trop dans un sens ou dans l'autre, nous sommes dans la continuité logique de notre époque, et il y aura toujours de nouveaux sujets, de nouvelles choses... Ca ne peut pas aller vers un chaos créatif non plus! ^^

    Enfin, chaque chose son milieu! :p
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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   Sam 12 Avr - 21:24

    Je me garde ce topic sous le coude.

    Je te dirai ce que j'en pense une fois que j'aurai tout lu ma chère Atata. ;)

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    MessageSujet: Re: "Les séries vendent-elles la culture américaine à travers le monde?"   

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