Teenage Mutant Ninja Turtles de Kevin Munroe
Leo, Raph, Mikey, Donnie et leur maître Splinter sont de retour, et tout en images de synthèse.
On pouvait craindre le pire de cette nouvelle étape dans une franchise casse-gueule et pataude, qui tient sur des bases fragiles, car uniquement vouée à vendre des jouets aux tits n'enfants (et à leurs parents), et à refourguer des épisodes de dessins animés bas de gamme aux chaînes de télé qui vouaient il y a encore quelques années, un véritable culte à la médiocrité destinée aux bambins. Comment ça c'est toujours pareil aujourd'hui ? Ha bah oui, au temps pour moi...
Bref,
Les Tortues Ninja, c'est pas folichon, même si c'est du pur fun, et on attendait donc une adaptation digne de ce nom sur grand écran.
Bon, je me suis arrêté au premier volet des aventures des Tortues en live, pasque faut pas pousser Shredder dans les orties, c'était franchement pas ce qu'on peut appeler du cinéma.
Et il paraît que les suites sont pires (sic).
C'est pourquoi l'adaptation de John Woo était attendue, pour mieux être abandonnée (

), avant d'être relancée, toute en CGI de luxe, pour les chiards.
Et ben c'est pas mal.
Ca swingue de revoir nos quatre tortues, même si on est pas spécialement fans, et surtout avec un tout nouveau look qui ne fait pas tâche, et donne un coup de fouet bienvenu à la franchise.
Chaque héros est mis en valeur, surtout Leo, chef officiel de la bande, exilé volontaire qui se remet en question, suite à de petites embrouilles avec ses frérots, et Raph, rival de Leo, désirant devenir Calife à la place du Calife, et qui pour cela, suite à la désertion des rues des Tortues pour arrêter les vilains, décide d'endosser un costume de super-héros, pour botter les fesses aux méchants qui braquent, cassent, pillent, volent.
La dualité entre les deux personnages est le nerf de l'histoire, et la confrontation avec les gros méchants vilains pas beaux est clairement au second plan.
Mais on suit avec plaisir l'action, qui n'en manque pas d'ailleurs, d'action.
Quelques combats hautement sympathiques, pas forcément nombreux, mais réalistes et qui donnent la banane.
On peut reprocher au film le fait de ne pas assez utiliser les personnages de Splinter et April, mais la beauté du rat, ressemblant étrangement à un grand maître d'arts martiaux chinois, et la bombasse qu'est devenue April, font oublier ces petits désagréments.
Bref (deuxième tour), c'est pas toujours très fin, pas vraiment novateur, mais ça reste plaisant, fun, et surtout ça assume son statut de divertissement pour gosses, appréciable par les plus grands.
Une petite réussite.
7/10